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Poste de police dans Saint-Roch : la Ville de Québec s'excuse

Image de Google Street View de l'édifice F.X.-Drolet, un immeuble industriel en briques.

L'édifice F.X.-Drolet dans le quartier Saint-Roch, site du futur poste de police.

Photo : Google Images

Jean-François Nadeau

La Ville de Québec a reconnu son erreur, lundi après-midi, concernant l'information qui a été transmise par l'administration Labeaume dans le dossier de la reconversion de l'édifice F.X-Drolet. Jean-François Gosselin accuse le maire d'avoir menti ou de ne pas connaître son dossier.

En septembre, le maire Labeaume laissait entendre que les retards du chantier de l’édifice F.X.-Drolet, dans Saint-Roch, étaient dus à la lenteur du ministère de l’Environnement qui doit permettre la décontamination du site.

Radio-Canada révélait un peu plus tôt que la Ville de Québec n'a tout simplement pas demandé de permis dans le dossier.

La Ville de Québec a admis que les renseignements reçus à l’interne étaient incomplets.

Délais non respectés

Selon le ministère de l'Environnement, la Ville avait demandé une autorisation pour décontaminer le site de l’édifice de la rue du Pont en septembre 2017.

Toutefois, le dossier a fait l’objet d’une fermeture administrative le 29 janvier 2019, en raison de l’incapacité de l’administration municipale à produire certains documents à la satisfaction du Ministère.

Le projet est d’aménager dans l'édifice F.X-Drolet la future cour municipale, un centre de détention et un nouveau poste de police. Or, la Ville n’a effectué aucune démarche pour réactiver le dossier.

La Ville a besoin d’une autorisation du Ministère pour poursuivre le chantier, toutefois cette étape ne pourra être franchie tant que la Ville n’aura pas complété une étude de risque et un plan de réhabilitation exigés par le MELCC, a déclaré la Ville en faisant son mea culpa.

Vives réactions

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Jean-François Gosselin, demande au maire Labeaume de s'excuser auprès du ministère de l'Environnement, de retarder le déménagement des effectifs policiers de la Haute-Saint-Charles et de Charlesbourg et de céder le dossier à quelqu'un d'autre au comité exécutif.

Soit Régis Labeaume a menti à la population de Québec, soit il n'est pas au courant de son dossier. Dans les deux cas, c'est très préoccupant.

Jean-François Gosselin, chef de l'opposition

Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, croit que l'administration Labeaume peine à boucler le prochain budget municipal.

Il rappelle que l'élargissement du boulevard Hochelaga de 4 à 6 voies va coûter 62 millions de dollars aux contribuables de Québec, alors que le chantier devait être couvert par l'enveloppe prévue pour le tramway.

60 millions, c'est une sacrée belle cour municipale, c'est aussi une portion de la centrale de police. Où est-ce qu'on s'en va côté budgétaire? Sérieusement, je ne suis pas capable de suivre le maire, affirme-t-il.

Plusieurs exigences du Ministère

L'administration municipale refait aussi une chronologie du dossier. On y explique notamment que le ministère de l'Environnement exigeait plusieurs nouveaux documents, dont une étude de risque et un plan de réhabilitation.

L'administration Labeaume a donc lancé, en novembre 2018, un processus pour donner un mandat à une firme externe (LEQ) afin de produire l’étude. Le Ministère devait recevoir les documents au plus tard le 24 janvier 2019 à défaut de quoi, le dossier serait fermé.

La firme a débuté son travail en février seulement.

La Ville continue à travailler sur ce dossier avec son fournisseur afin de produire les documents additionnels demandés. Des rencontres seront prévues prochainement avec le Ministère afin de leur déposer l’étude, de réactiver l’analyse et d’obtenir finalement l’autorisation attendue, peut-on lire dans la réponse écrite de la Ville.

Avec les informations d'Olivier Lemieux

Québec

Politique municipale