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  • Archives
  • 1979 : un hiver sans transport en commun à Québec

    Autobus avec le sigle de la CTCUQ roulant sur une rue de la vieille ville fortifiée de Québec.

    En 1979, la grève des chauffeurs d'autobus de la CTCUQ s'est étirée sur huit mois.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 40 ans se terminait la grève de huit mois des chauffeurs d’autobus de la ville de Québec et ses environs. Nos archives rappellent cette longue paralysie de service que les usagers du transport en commun de l’époque ont certainement gardée en mémoire.

    Le 29 janvier 1979, les 500 chauffeurs d’autobus de la Commission de transport de la communauté urbaine de Québec (CTCUQ) déclenchent une grève. Il s’agit de la quatrième depuis le début des années 70.

    En 1971, le conflit de travail avait duré quatre semaines; en 1974, sept semaines; puis, en 1977, le débrayage surprise des chauffeurs d’autobus avait été interrompu après deux jours.

    La grève du transport en commun de 1979, déclenchée stratégiquement trois jours avant le précieux Carnaval de Québec, s’apprête à être la plus longue de l’histoire du Québec.

    Les 250 autobus de la CTCUQ qu'il faisait bon voir circuler restent paresseusement garés depuis la nuit dernière. Leurs 507 chauffeurs font le piquet ou bien s'affairent à structurer leur grève.

    Le journaliste André Dufour

    Au Téléjournal du 29 janvier 1979 présenté par Bernard Derome, le journaliste André Dufour relate le premier jour de cette grève.

    Les 120 000 usagers du transport en commun de Québec sont à présent condamnés à la marche ou à l’auto-stop, déclare le journaliste, car une bonne partie d’entre eux n’ont pas les moyens de posséder une voiture ou de voyager en taxi.

    Et le conflit semble bien s’installer pour durer…

    Au cœur du litige : le projet patronal consistant à embaucher des surnuméraires, perçu comme une menace à la sécurité d’emploi durement acquise par les chauffeurs d’autobus de la CTCUQ.

    Six mois plus tard, le service d’autobus demeure paralysé dans la région de Québec.

    « Négociations, conciliation et médiation n'ont rien donné », annonce le présentateur Yvon Leblanc au Téléjournal du 28 juillet 1979.

    Sur le terrain, le journaliste Jean Thivierge rend compte des conséquences modérées de ce conflit de travail qui s’étire.

    Les ventes d’automobiles neuves ou usagées n’ont pas progressé, mais la clientèle du service de taxi a bondi de 20 % dans la Vieille Capitale.

    On observe par ailleurs une augmentation des ventes de mobylettes et de bicyclettes. La grève est souvent évoquée comme motif d’acquisition.

    Il faut dire qu’en 1979, seulement 12 % des résidents de Québec utilisent les transports en commun, soit nettement moins que dans d’autres centres urbains du pays.

    « Quand une forte majorité de la population ne considère pas le service d'autobus comme un service essentiel, on s'étonne moins de l'apathie relative des gens face à cet interminable conflit », conclut le journaliste Jean Thivierge dans ce reportage.

    Quarante ans plus tard, les résidents de Québec réagiraient-ils de la même façon?

    La paralysie du service de la CTCUQ (maintenant connue sous la désignation RTC) s’est terminée le 6 octobre 1979, après huit mois de grève de ses chauffeurs d’autobus.

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