•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des élèves voyagent à un centre de tri pour sensibiliser la population au recyclage

Photo d'un homme qui dépose des boîtes et du papier dans un bac de recyclage.

La CPAT souhaite déboulonner la croyance que les matières récupérées dans le sac ou le bac bleu sont enfouies, et qu’il est donc inutile de participer à la collecte des matières.

Photo : Radio-Canada

Alexia Martel-Desjardins

Dix élèves de l'Abitibi-Témiscamingue visiteront le centre de tri Tricentris de Gatineau pour suivre le contenu de leur bac de récupération et sensibiliser la population à l’importance de recycler.

Les jeunes du 2e cycle du secondaire provenant des cinq territoires de l’Abitibi-Témiscamingue prendront part à une visite guidée de Tricentris demain. Aujourd’hui, ils ont visité le centre où les matières recyclables sont reçues à Val-d’Or, puis ils suivront le trajet de ces matières jusqu’à Tricentris.

Claire Bolduc, présidente de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT) et préfète de la MRC de Témiscamingue, explique que cette activité vise à démontrer les bénéfices concrets du recyclage.

C’est important de montrer à la population que, contrairement à l’image qui est véhiculée, plusieurs régions du Québec, dont nous, qui avons vraiment pris les choses en main et qui avons fait les choix nécessaires pour que ce soit bien fait.

Claire Bolduc, présidente de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue

Des vidéastes accompagneront les élèves au cours de la visite. À leur retour, ils écriront des articles qui seront diffusés dans tous les hebdomadaires régionaux.

Ils (les élèves) ont une triple tâche, explique Claire Bolduc. La première, c’est de constater le devenir de nos matières recyclables. La deuxième, c’est de communiquer ce qu’ils ont vu. Et la troisième, c’est de se faire ambassadeur, de défaire des idées préconçues sur le fait que recycler, ça ne sert à rien.

Un bac vert, un bac bleu et un bac noir sont alignés sur le côté d'une maison.

Plusieurs personnes croient à tort que le contenu de leur bac de recyclage se retrouve avec le contenu des poubelles.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le départ des élèves ce matin marque le début de la campagne régionale Récupérer? OUI, ça vaut la peine! dans le cadre de la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD), qui vise à sensibiliser la population à l’importance de récupérer les matières recyclables.

Montrer les bonnes méthodes pour encourager les bonnes pratiques

Lina Lafrenière, mairesse de Macamic dans la MRC d’Abitibi-Ouest et membre du CA de Tricentris, estime que le projet peut encourager à adopter de bonnes habitudes de récupération.

Visualiser comment fonctionne le processus de tri et voir les employés à l’œuvre est probablement le meilleur moyen de comprendre pourquoi certaines matières sont acceptées ou non, et quels sont les bons gestes de récupération, dit-elle. Car oui, le centre de tri s’appuie sur des machines, mais ce sont aussi des humains, des trieurs en chair et en os qui font une grande partie du travail.

Une courroie transporteuse contenant des matières recyclables au centre Tricentris.

Une courroie transporteuse au centre Tricentris.

Photo : Radio-Canada

Claire Bolduc soutient que la région a un système de récupération des matières de qualité.

On fait vraiment office d’innovants, de créatifs en région, ici, affirme Claire Bolduc. On est vraiment concrètement implantés avec cette entreprise-là, et ce qu’ils font, c’est exemplaire.

Le projet est financé par les cinq territoires de l’Abitibi-Témiscamingue ainsi qu’une subvention de plus de 18 000 $ de la part de l’entreprise Tricentris.

Abitibi–Témiscamingue

Recyclage