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Fous des Raptors à l’autre bout du monde

Des partisans torontois réunis à l'extérieur la nuit réagissent à la victoire des Raptors.

Des partisans torontois réagissent à la victoire des Raptors, le 13 juin dernier au Maple Leaf Square.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Raphaël Guillemette

Rivés à leur téléviseur ou à leur téléphone cellulaire au petit matin, nombreux seront les partisans des Raptors de Toronto à vivre la consécration de la formation canadienne depuis l’Afrique ou l’Europe, dans la nuit de mardi à mercredi, malgré une connexion internet qui fait parfois défaut.

Le basket, en partie à cause de l’heure, ça reste quelque chose de très solitaire [en Europe], explique Victor Lepère, gestionnaire de communauté du compte Raptors France, un fan-club français dédié à l’équipe de la Ville Reine.

Il n’y a pas eu de Jurassic Park en France. Le Jurassic Park, il était sur les réseaux!

Victor Lepère, Raptors France

Aucune télévision ne diffuse les matchs [au Kenya] et ils sont durs à trouver en ligne. On ne dort pas beaucoup non plus parce que notre équipe finit souvent de jouer à 6 h du matin, c’est l’heure de partir travailler!, précise Alfred Okech qui travaille à titre de conseiller au développement des programmes de l’organisme War Child Canada à Nairobi, au Kenya.

C'est une véritable bataille!

Alfred Okech, partisan

La récompense tant attendue

De l’autre côté de l'Atlantique, le soccer est roi. Encourager une équipe de la NBA n’est certainement pas un choix populaire parce que le décalage horaire contraint les amateurs à se lever au beau milieu de la nuit. Quand on procédera au lever de la bannière de championnat des Raptors mardi soir à Toronto, beaucoup y verront la récompense de tous ces sacrifices.

Je criais [quand ils ont gagné le titre]! C’était vraiment émouvant. Cet instant, c’était indescriptible, raconte Dady Allafouza Halikim qui a regardé tous les matchs de la finale contre les Warriors de Golden State depuis N’Djamena, la capitale du Tchad.

Je dormais avant les matchs en séries puis j’essayais de rester éveillé pendant parce que ça commençait à 2 ou 3 h du matin ici, en Allemagne. C’est le prix à payer, explique Manuel Ravven, un enseignant de Stuttgart qui s’est attaché au sport grâce au joueur vedette Vince Carter et à la Dream Team de 1992, l’équipe de basketball américaine qui a dominé les Jeux olympiques de Barcelone.

We The North partout dans le monde

Les Raptors ont tout pour être aimés, lance Manuel Ravven. C’est la seule équipe au Canada et ils sont toujours négligés. J’avais beaucoup de sympathie pour eux et les sentiments se sont amplifiés ces trois ou quatre dernières années, raconte-t-il.

C'est l'équipe la plus cosmopolite de la NBA

Dady Allafouza Halikim, partisan

À l’époque, on suivait Michael Jordan [des Bulls de Chicago] et Allen Iverson [des 76ers de Philadelphie] comme tout le monde, mais aujourd’hui on a des vedettes comme nous, reconnaît Alfred Okech, un admirateur du Congolais Bismack Biyombo qui a aidé les Raptors à atteindre la finale de l’Association de l'Est en 2016.

Quatre hommes, les uns à côté des autres, sourient devant la caméra.

Le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri, en compagnie d'Alfred Okech, 2e à partir de la gauche, à Juba au Soudan du Sud en août 2019 lors de sa tournée estivale en Afrique.

Photo : Alfred Okech

Il y a de plus en plus d’excellents joueurs de basketball africains, lance-t-il, citant au passage les noms de Pascal Siakam (Cameroun), Serge Ibaka (République du Congo) et du président des Raptors, Masai Ujiri (Nigeria).

La plupart jouent pour nous, c’est facile de s’identifier à cette équipe!

Alfred Okech, partisan

Les Raptors accueilleront les Pelicans de La Nouvelle-Orléans en lever de rideau de la saison 2019-2020 dans la NBA, mardi. La rencontre débutera à 20 h à Toronto après des cérémonies qui promettent d’être hautes en couleur.

À N’Djamena au Tchad, les amateurs devront se lever à 1 h du matin. À Paris en France, il sera 2 h alors qu’il sera déjà 3 h à Nairobi au Kenya.

Toronto

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