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  • Il y a 50 ans décédait Jack Kerouac, l’écrivain vagabond

    Jack Kerouac et Fernand Séguin qui rigolent assis sur un divan.

    L’animateur Fernand Séguin reçoit l’écrivain Jack Kerouac à l'émission «Le sel de la semaine» le 7 mars 1967.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 21 octobre 1969 marque le décès de l'écrivain franco-américain Jack Kerouac, auteur du roman On the Road (Sur la route dans sa version traduite en français). Celui que l'on a surnommé le père de la génération beat s'est entretenu en français avec des journalistes de Radio-Canada quelques années avant sa mort.

    Je sais que je suis un bon écrivain, un grand écrivain. Je ne suis pas un homme de courage, mais une chose que je sais faire, c’est écrire des histoires.

    Jack Kerouac

    L’écrivain spontané

    Le 7 mars 1967, l’animateur Fernand Séguin reçoit Jack Kerouac sur le plateau de l’émission Le sel de la semaine pour une entrevue.

    Le sel de la semaine, 7 mars 1967

    Les deux hommes discutent des origines québécoises de Jack Kerouac et de sa vie à Lowell, une banlieue industrielle de Boston, au Massachusetts.

    Kerouac est né de parents québécois : Léo-Alcide Keroack, de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, et Gabrielle-Ange Lévesque, de Saint-Pacôme, près de Kamouraska. Le couple déménage aux États-Unis un peu avant la naissance de Jack. Enfant, ce dernier ne commence à parler l’anglais qu’à l’âge de 6 ans.

    Doué pour l’écriture dès son plus jeune âge et footballeur de grand talent, Jack fait ses études à la prestigieuse Université Columbia. Une blessure au tibia lors d’une partie le contraint toutefois à abandonner le football. C’est à ce moment qu’il commence à voyager à travers les États-Unis et le Mexique avec un ami, Neal Cassady.

    L’histoire de On the Road, ce n’est pas l’histoire de deux beatniks. C’est l’histoire d’un ex-joueur de football, moi, et le gars qui conduisait la machine, c’était un cowboy; un vrai cowboy. Puis on allait tout partout en Amérique pour trouver des filles, des jobs, des amis.

    Jack Kerouac

    Kerouac fréquente les clubs de jazz et rencontre des musiciens qui l’influenceront. L’écrivain confie, dans une entrevue accordée à Pierre Nadeau pour les besoins de l’émission Caméra 1959, que l’expression être « beat » vient du jazz, de la musique. C’est un mot inventé par les Afro-Américains. « Ils veulent dire ainsi qu'ils sont pauvres, mais qu'ils sont joyeux. »

    Kerouac voulait transcrire en mots ce que Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk – tous les grands musiciens de jazz – avaient fait : la grande révolution du bebop.

    Serge Truffaut, journaliste

    Fernand Seguin questionne Jack Kerouac sur sa manière particulière d’écrire : la prose spontanée. C’est que l’auteur est reconnu pour rédiger sans s’arrêter.

    J’ai découvert la manière spontanée. Quand tu commences une histoire dans un bar avec des hommes, t’arrêtes pas pour effacer, hein? Tu continues, puis tu continues, puis tu continues…

    Jack Kerouac

    Jack Kerouac n’aura pris que trois semaines pour écrire On the Road, mais il avait longtemps mûri l’histoire avant de se lancer dans sa production. Le manuscrit de On the Road est écrit sur un rouleau de 36 mètres de long.

    Le mouvement des beatniks

    Le 4 septembre 2007 au Téléjournal, à l'occasion du 50e anniversaire du roman Sur la route, le journaliste Achille Michaud trace un portrait de l’écrivain Jack Kerouac.

    Téléjournal, 4 septembre 2007

    « Sur la route, c’est le récit de la traversée de l’Amérique d’est en ouest, suivant la célèbre route 66, incluant un crochet jusqu’à Mexico. Kerouac y décrit ses aventures : sexe, drogue, fraternité virile et liberté ».

    Le monde des beatniks était aussi un monde d’alcool et de drogue. L’alcool aura finalement raison de la santé de Jack Kerouac. Ce dernier meurt d’une cirrhose à 47 ans.

    La génération beat, c’est le mouvement de la contre-culture bohème et contestataire des années 50, précurseur du mouvement peace and love. Mais Kerouac n’aimait pas les hippies, et cela l’insultait que ces gens se réclament un peu de lui.

    N’écris jamais rien que tu n’as pas vu toi-même. Écris ce que tu as fait, ce que tu as vu.

    Jack Kerouac

    Le 4 octobre 1998, à l'émission La vie d’artiste, le journaliste Serge Truffaut et le poète Denis Vanier expliquent le courant littéraire de la génération beat.

    La vie d’artiste, 4 octobre 1998

    À Greenwich Village, à New York, Jack Kerouac fréquentait les milieux avant-gardistes avec des poètes et écrivains comme Allen Ginsberg et William S. Burroughs.

    Dans leurs œuvres, tous partagent la même conception de la vie.

    La conscience que tout un chacun peut avoir du monde se développe au fur et à mesure qu’on expérimente.

    Serge Truffaut, journaliste

    Jack Kerouac est mort jeune, mais sur la route, il aura beaucoup vécu.

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