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  • Exclusif
  • Poste de police dans Saint-Roch : la Ville n'a pas demandé de permis

    Image de Google Street View de l'édifice F.X.-Drolet, un immeuble industriel en briques.

    L'édifice F.X.-Drolet dans le quartier Saint-Roch, site du futur poste de police.

    Photo : Google Images

    Olivier Lemieux

    Contrairement à ce qu’a laissé sous-entendre le maire Labeaume le mois dernier, les retards du chantier de l’édifice F.X.-Drolet, dans Saint-Roch, ne sont pas dus à la lenteur du ministère de l’Environnement à permettre la décontamination du site. La Ville de Québec n'a tout simplement pas demandé de permis dans le dossier, a appris Radio-Canada.

    Si on n’a pas de demande, c’est certain qu’on ne peut pas délivrer de permis, tranche Frédéric Fournier, conseiller en communications et porte-parole régional pour le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

    Selon lui, la Ville a demandé une autorisation afin d’effectuer des travaux dans l’édifice de la rue du Pont, mais en septembre 2017.

    Or, le dossier a fait l’objet d’une « fermeture administrative » le 29 janvier 2019, en raison de l’incapacité de l’administration municipale à produire certains documents à la satisfaction du ministère.

    Depuis, malgré l’importance du chantier qui doit permettre d’aménager la future cour municipale, un centre de détention et un nouveau poste de police dans le secteur Saint-Roch, la Ville n’a effectué aucune démarche pour réactiver le dossier.

    À ce jour, la nouvelle demande d’autorisation n’a toujours pas été déposée.

    Frédéric Fournier, conseiller en communications et porte-parole régional pour le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

    Pour 2019 et 2020, plus de 21 millions de dollars apparaissent néanmoins au plan triennal d'immobilisations (PTI) de la Ville de Québec afin d'assurer la transformation de l'édifice F.X.-Drolet. Le chantier accuse désormais un retard de 7 mois sur l'échéancier initial.

    Effet domino

    Le mois dernier, Radio-Canada révélait que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) écartait désormais la possibilité de fermer les postes de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles cet automne.

    Le transfert des patrouilleurs à la vieille centrale Victoria a officiellement été reporté au printemps.

    Le déménagement doit permettre d'optimiser le déploiement des effectifs policiers sur le territoire avant l’inauguration d’un tout nouveau quartier général à l’angle de l’autoroute Laurentienne et du boulevard Louis XIV, dans le secteur Neufchâtel.

    Même si le site est choisi, le budget et l’échéancier des travaux n’ont toujours pas été rendus publics par l’administration Labeaume.

    Les problèmes importants du chantier de l’édifice F.X.-Drolet viennent complexifier davantage le déménagement des policiers actuellement basés dans les postes de quartier de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles.

    Régis Labeaume, maire de Québec

    Régis Labeaume, maire de Québec

    Photo : Radio-Canada

    La Ville interpellée

    Afin de s’informer des intentions de l’administration Labeaume, des représentants du ministère de l’Environnement ont rencontré des fonctionnaires de la Ville de Québec le 9 octobre dernier.

    Selon nos informations, l'objectif de la rencontre était d’accompagner la Ville afin de permettre le dépôt d’une nouvelle demande d’autorisation pour lancer les travaux de l’édifice F.X.-Drolet.

    Par courriel, la Ville de Québec a affirmé avoir pris connaissance du dossier. Nous avons confiance que tous les efforts seront mis en place afin que la réorganisation de la surveillance du territoire du SPVQ se déroule comme prévue, écrit la directrice des communications en sécurité publique, Marie-Claude Brousseau.

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