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La GRC « doit faire plus » pour ses membres souffrant de stress post-traumatique

Rassemblement d'agents de la GRC à Regina. La commissaire Brenda Lucki de dos.

La commissaire Brenda Lucki reconnaît que la GRC a « encore du travail à faire » pour améliorer les services offerts aux agents aux prises avec de la détresse psychologique.

Photo : Radio-Canada / Olivia Stephanovich

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) doit en faire davantage pour aider les officiers souffrant du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), reconnaît la commissaire Brenda Lucki. Elle répond ainsi au cri du coeur d’une ancienne porte-parole de la GRC, Jennifer Pound, qui dénonce le manque de ressources au sein de l’organisation.

Cette ancienne porte-parole, l'un des visages les plus éminents de la GRC en Colombie-Britannique, a mystérieusement disparu de la scène publique en 2017.

Je n’arrivais pas à sortir du lit. Je tombais en quelque sorte dans l'abîme.

Jennifer Pound, ancienne porte-parole de la GRC
Une femme aux cheveux noirs regarde par la fenêtre.

Jennifer Pound a dû attendre deux ans pour obtenir l'aide thérapeutique dont elle avait besoin. Elle dénonce que les services de santé de la GRC ne l'aient pas soutenue dans ses démarches.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Nos premiers intervenants se suicident et c'est parce qu'il n'y a aucune aide pour eux, déplore Jennifer Pound.

Selon les derniers chiffres fournis par la GRC, 12 membres et 10 retraités se sont suicidés au cours des cinq dernières années.

« Encore du travail à faire »

Brenda Lucki soutient que la GRC s'efforce de fournir davantage de programmes et de services aux employés aux prises avec des problèmes de santé mentale.

« Nous travaillons continuellement à améliorer nos efforts pour maintenir un lieu de travail psychologiquement sain et sûr », dit-elle, ajoutant toutefois qu'il y a encore du travail à faire.

La GRC embauche présentement 14 psychologues qui travailleront à l'évaluation de l'état de santé psychologique de ses membres. Le programme, qui sera mis en oeuvre d'ici le printemps prochain, vise à détecter de manière précoce les problèmes de santé mentale afin d'intervenir rapidement.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge

Colombie-Britannique et Yukon

Santé physique et mentale