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Faire respecter la loi dans la forêt, une lourde tâche au Nouveau-Brunswick

L'agent de conservation du Nouveau-Brunswick Denis Léger est debout devant sa camionnette de service dans un chemin boueux.

Le sergent Denis Léger passe beaucoup de temps dans sa camionnette sur des chemins boueux à la recherche de braconniers.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Louis-Philippe Leblanc

Les agents de conservation du Nouveau-Brunswick ont une lourde tâche qui dépasse largement la chasse et la pêche. Ils doivent faire respecter une quarantaine de lois dans un immense territoire.

Le sergent Denis Léger est passionné par son métier. Depuis 31 ans, il sillonne les sentiers forestiers et les rivières du sud-est du Nouveau-Brunswick. Il n'est pas du genre à attendre au bureau l'appel d'un citoyen. Dès qu'il le peut, il part explorer les sentiers forestiers.

La plupart des jours, on est dans le bois. On va faire des patrouilles, puis on regarde pour les indices.

Les agents sont attentifs aux traces des véhicules, à la présence de déchets ou de restes d'animaux, aux coups de feu ainsi qu'aux coupes forestières. Ils doivent faire respecter les lois dans un milieu parfois inhospitalier.

Nous avons passé une journée dans la camionnette du sergent Léger. En entrant dans un sentier, nous apercevons rapidement un chasseur de perdrix qui circule en voiture. En vérifiant son arme, M. Léger constate que le chargeur tubulaire du fusil contient plusieurs cartouches.

Il est interdit de circuler avec une arme chargée dans un véhicule. Le chasseur devra payer une amende de 129 $. M. Léger vérifie aussi si son fusil fonctionne.

Un agent de conservation du Nouveau-Brunswick braque un fusil de chasse sur une feuille de papier accrochée à une branche d'arbre.

Le sergent Denis Léger s'apprête à tirer sur une cible à l'orée du bois avec le fusil d'un chasseur. Il doit s'assurer que l'arme fonctionne.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

La plupart des véhicules qu'on va approcher ont des armes à feu. Donc, il faut qu'on prenne nos précautions pour [être] sûrs que tout est sécuritaire.

Nous nous rendons ensuite sur une rive de la rivière Bouctouche. L'endroit est tout près d'une fosse à saumons. Des véhicules tout terrain et des camionnettes traversent illégalement la rivière. Des braconniers récoltent aussi illégalement des saumons dans ce secteur. Les agents de conservation cachent des caméras et font parfois des opérations de surveillances en pleine nuit sur les lieux.

Un agent de conservation du Nouveau-Brunswick debout sur la rive devant un sentier qui mène directement à la rivière.

Ce sentier est emprunté par des VTT et des camionnettes pour traverser illégalement ce cours d'eau.

Photo : Radio-Canada

Les agents de conservations vérifient aussi que les trappeurs suivent les règles. Le piégeage du castor est permis au Nouveau-Brunswick, mais les trappeurs doivent notamment respecter la saison. Le sergent Denis Léger a repéré un nouveau barrage de castors qui a coupé un chemin forestier. Il l'inspecte pour s'assurer qu'aucun trappeur n'a installé ses pièges avant l'ouverture officielle de la saison.

Un agent de conservation inspecte un barrage de castors.

Il y a environ un an, ce chemin forestier a été coupé par un barrage de castors. Le sergent Denis Léger vérifie si des trappeurs ont mis des pièges.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Les agents néo-brunswickois sont aussi appelés à vérifier les permis des chargements de bois et à surveiller des feux.

Ils ont le pouvoir d'intercepter un véhicule dont le conducteur utilise son téléphone portable en conduisant ou encore s'il semble sous l'effet de drogue ou d'alcool. Le mandat est immense pour leur petite équipe.

Un tas d'ordures au milieu d'un sentier dans la forêt.

Ces déchets se trouvent dans un boisé tout près de la route 11.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Le sergent Denis Léger fait un dernier arrêt avant de rentrer. Il nous montre une décharge illégale dans un boisé à quelques mètres de la route 11. On peut y voir des quartiers de viande grouillants de vers blancs, des légumes enveloppés dans du plastique et des emballages divers. Il croit savoir qui fait cela, mais encore faut-il le prouver en cour et pour cela, il faudrait plus d'agents pour enquêter.

En attendant les premières neiges, il va continuer de parcourir son territoire pour arrêter des braconniers, qui sont encore très nombreux.

C'est beaucoup de monde qui vont chasser l'orignal aller jusqu'à tant qu'il y ait trop de neige pour aller dans les chemins. Il y a beaucoup d'orignaux qui sont braconnés à cette heure.

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