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L'actualité qui a marqué le week-end

Radio-Canada

Fin du marathon électoral, encore un revers pour les pro-Brexit et Ugo Fredette coupable de meurtres au premier degré. Voici notre résumé de l'actualité qui a marqué le week-end.


Cinq politiciens et une politicienne se serrent la main sur un plateau de télévision.

La campagne électorale prend fin lundi, le 21 octobre.

Photo : Reuters / Adrian Wyld/Pool

Dernier droit électoral

La 43e campagne électorale a connu ses deux dernières journées, samedi et dimanche, avec un sprint des divers chefs qui espèrent former le gouvernement, le 21 octobre au soir... ou ceux qui souhaitent obtenir assez de sièges pour représenter une force politique avec laquelle il faudra traiter dans un contexte de gouvernement minoritaire.

C'est d'ailleurs pour tenter de freiner la croissance du Bloc québécois dans les intentions de vote que les candidats du Parti libéral ont livré une dernière charge contre la formation dirigée par Yves-François Blanchet, dimanche. Le Québec est essentiel pour poursuivre les programmes libéraux à Ottawa, ont-ils soutenu.

Le chef du Bloc, de son côté, a été visé par des affirmations, de la part des libéraux, mais aussi des conservateurs, selon lesquels son parti possède un « agenda souverainiste caché » auquel il se consacrera au lendemain des élections. « Où est passée la campagne propre de Justin Trudeau? », a lancé M. Blanchet, qui a soutenu que le mandat de sa formation est « lié à ce que l'Assemblée nationale véhicule ».

Chez les conservateurs, en plus d'affirmer que le Bloc québécois prépare un troisième référendum sur l'indépendance du Québec, le chef Andrew Scheer a multiplié les déclarations négatives à propos d'une possible coalition entre libéraux et néo-démocrates, coalition qui serait dépensière et mauvaise pour l'économie, a-t-il soutenu.

Le chef néodémocrate, Jagmeet Singh, a enjoint les Canadiens à « voter pour quelque chose », en plus de se tenir prêt à tous les scénarios possibles suite aux élections de lundi. Pour lui, un gouvernement minoritaire serait la meilleure option pour les citoyens.

Du côté des verts, enfin, Elizabeth May a fait sienne une promesse rompue de Justin Trudeau, le chef libéral, soit celle d'adopter une réforme du mode de scrutin pour y inclure une part de représentation proportionnelle. Mme May proposerait également, si elle devient première ministre, d'abaisser l'âge légal de voter à 16 ans.


Maxime Bernier répond aux questions des journalistes lors d'un point de presse.

« Cette histoire montre à quel point les vieux partis sont corrompus. C’est le genre de politique sale qui anime le cynisme des Canadiens envers la classe politique », a déclaré Maxime Bernier.

Photo : Radio-Canada

Opération de « destruction » et refus de répondre

Le Globe and Mail, puis Radio-Canada, ont révélé vendredi soir que l'ancien stratège libéral Warren Kinsella avait été embauché par un client, identifié comme étant le Parti conservateur, pour monter une campagne visant à « détruire » le Parti populaire et son chef Maxime Bernier. Ce dernier s'est dit « abasourdi et choqué » par cette affaire, et a porté plainte. Quant au chef conservateur, Andrew Scheer, il a refusé de confirmer ou d'infirmer la véracité de cette histoire, se contentant de répondre, à plusieurs dizaines de reprises, qu'il ne commentait pas les liens existants ou inexistants avec des firmes qui pourraient (ou non) avoir été embauchées par le parti.


Ugo Fredette affiche un sourire dans complet noir sur fond noir.

Ugo Fredette a été reconnu coupable de deux meurtres au premier degré.

Photo : La Presse canadienne

Ugo Fredette coupable de meurtres au premier degré

L'affaire Ugo Fredette a connu une partie de son dénouement, samedi, alors que les jurés ont finalement déclaré que l'homme, qui a poignardé son ex-conjointe à 17 reprises, avant de tuer un autre individu après avoir pris la fuite en compagnie de son garçon, en 2017, était coupable de deux meurtres au premier degré. Automatiquement condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, Ugo Fredette pourrait passer jusqu'à 50 ans minimum derrière les barreaux, selon ce que réclame la poursuite.


Boris Johnson marche, un cartable sous le bras.

Boris Johnson quitte Downing Street le 19 octobre 2019 pour débattre du nouvel accord sur le Brexit conclu par le premier ministre. C'était la première fois depuis la guerre des Malouines que le Parlement britannique siégeait un samedi.

Photo : Getty Images / Peter Summers

Boris battu, mais toujours bagarreur

Un nouveau vote, une nouvelle défaite pour le premier ministre britannique Boris Johnson, dont la séance parlementaire extraordinaire de samedi, qui devait servir à faire approuver le nouvel accord de divorce d'avec l'Europe conclu avec l'Union européenne (UE) a été court-circuitée par un autre vote forçant un report de celui sur l'accord en question. M. Jonhson a toutefois martelé qu'il ne « négociera pas de retard avec l'Europe ». La date de sortie prévue par le premier ministre demeure donc le 31 octobre, mais impossible de savoir si tel sera bel et bien le cas.


Un édifice incendié

Un bureau de vente de billets de métro incendié, à Santiago, au Chili.

Photo : Reuters / Ramon Monroy

Violentes contestations

Chili, Espagne, Liban... Les contestations sociales et politiques étaient nombreuses, ce week-end, et celles-ci ont souvent dégénéré en actes violents et en une réponse policière et gouvernementale tout aussi ferme.

Au Chili, le rejet de hausses tarifaires, dont le prix des billets de métro, ont fait au moins sept morts, alors qu'une série d'incendies et de destructions paralysent la capitale, Santiago, où l'État a imposé le couvre-feu depuis deux jours.

Au Liban, le premier ministre Saad Hariri a annoncé dimanche qu'une série de réformes pilotées par ses soins, et qui n'arrivaient pas à obtenir l'aval des partis au pouvoir, serait finalement adoptée.. Ce faisant, il espère probablement mettre fin à quatre jours de contestation nationale, où les manifestants, excédés par ce qu'ils considèrent être une preuve d'un système politique fatigué et sclérosé.

En Espagne, enfin, le dirigeant du Parlement catalan a réclamé des discussions avec Madrid pour tenter d'apaiser les tensions. La capitale régionale, Barcelone, est ébranlée, nuit après nuit, par de violentes manifestations contre la décision de la Cour suprême espagnole d'imposer de lourdes peines de prison aux anciens dirigeants indépendantistes après le référendum interdit de 2017. L'appel a cependant été rejeté par Madrid.


Bonne semaine!

Société