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Yves-François Blanchet se défend d'avoir un objectif souverainiste secret

Plan rapproché d'Yves-François Blanchet.

Yves-Francois Blanchet a évoqué la souveraineté tout en précisant qu'il ne s'agissait pas de l'enjeu des présentes élections fédérales.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Marc-Antoine Ménard

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, affirme n’avoir rien à cacher, devant les attaques de ses adversaires qui l’accusent d’avoir l’intention, après les élections de lundi, de faire la promotion de la souveraineté du Québec.

M. Blanchet a ainsi été ciblé au lendemain d’un discours où il a évoqué la possibilité en restant qui nous sommes […] d’amener [les Québécois] à leur rythme, à leur heure, à se dire eux-mêmes tout naturellement que ce qu'ils veulent au fond, c'est vraisemblablement un pays. Il a tout de suite précisé que ce n’était pas l’enjeu des présentes élections fédérales.

De Port Moody, en Colombie-Britannique, le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, en a profité pour lancer une flèche en direction de son adversaire bloquiste. Malheureusement, hier soir, on a vu le Bloc québécois nous rappeler que leur priorité [...], ce n’est pas la lutte contre les changements climatiques, ce n’est pas de lutter contre les coupures conservatrices : c’est de préparer la souveraineté du Québec, a-t-il déclaré.

Où est passée la campagne propre de Justin Trudeau?, a rétorqué Yves-François Blanchet, qui faisait campagne dimanche sur la rive nord du Saint-Laurent, notamment à Rosemère, Lavaltrie et Louiseville, avant de se diriger vers Trois-Rivières.

Si M. Trudeau voulait parler de souveraineté, pourquoi il ne l’a pas fait avant? J’ai une idée de la raison, a enchaîné le chef bloquiste. Vous seriez surpris du nombre de gens qui m’ont dit : "J’ai toujours voté libéral, mais cette fois-ci, je vais voter pour le Bloc québécois".

Hier, ce que j’ai dit, c’est que ce n’est pas cette fois-ci. Ce n’est pas le mandat de demain, ce n’est pas le mandat que beaucoup de Québécois nous confient.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

M. Blanchet a précisé de nouveau que ce mandat était « lié à ce que l’Assemblée nationale véhicule », et que même les militants du Bloc québécois avaient accepté le fait que cela n’incluait pas, pour le moment, l’indépendance du Québec. Il a d'ailleurs salué la discipline, l'ouverture et la patience de ces militants.

Je parle de ma blonde avec passion tout le temps, et ce n’est pas l’enjeu de l’élection demain, s’est-il amusé. Un peu plus tard, toujours à la blague, il a comparé les allégations de ses adversaires à quelqu'un qui dirait qu'avec une forte députation du Bloc, il va y avoir une invasion de tarentules, les extraterrestres vont atterrir, il va arriver quelque chose, ça va être épouvantable!.

Sur un ton plus sérieux, Yves-François Blanchet a expliqué la différence entre les fondements politiques et le programme électoral de son parti. Le Bloc québécois, comme formation politique, une institution qui appartient à ses membres, va assurément faire la promotion de la souveraineté. Le Bloc québécois, comme aile parlementaire à Ottawa, n’a pas ce mandat des électeurs du Québec, a-t-il détaillé.

Notre dossier Élections Canada 2019

Scheer ressort l'épouvantail référendaire

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, en a rajouté, dans un point de presse à Vancouver. Un vote pour le Bloc est un vote pour le référendum, a-t-il dit en s’adressant « à la nation québécoise ».

Le seul parti qui peut faire ça [livrer les résultats pour le Québec], c’est nous. Je vais travailler avec M. Legault et tous les premiers ministres provinciaux, a ajouté M. Scheer.

Le Québec n’a pas besoin du prochain chef du PQ à Ottawa qui se prépare à affronter François Legault en 2022.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

On s’est engagé à être une voix qui allait porter les consensus québécois. […] Je ne me permettrai pas de pervertir la démocratie, a répondu Yves-François Blanchet.

Le chef du Bloc québécois s'est félicité d'avoir mené une campagne « souriante, positive, agrémentée de propositions concrètes », notamment en matières environnementale et fiscale.

Quant à la Loi sur la laïcité de l'État, il soutient que les efforts du Bloc ont forcé les autres partis à prendre conscience du « prix politique à payer » s'ils devaient la contester devant la Cour suprême. On a au moins réussi à susciter une importante réserve, une importante gêne, a affirmé Yves-François Blanchet.

Au total, le chef bloquiste aura visité 50 des 78 circonscriptions fédérales du Québec au cours de la campagne électorale.

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