•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trudeau passera ses 100 premiers jours à négocier avec le NPD, dit Scheer

Andrew Scheer tient un point de presse sous la pluie. Derrière lui, se trouve une rangée de parapluies aux couleurs conservatrices.

Lors d'une conférence de presse à Vancouver, le chef conservateur, Andrew Scheer, a réagi au discours sur la souveraineté prononcé la veille par le chef du Bloc québécois, Yves-François Blancher.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Valérie Boisclair

Au dernier jour de la campagne électorale, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a appelé les Canadiens à lui donner un mandat majoritaire plutôt qu’à se contenter d’un gouvernement du Nouveau Parti démocratique se cachant « derrière un masque de Justin Trudeau ».

Le chef conservateur, qui passe la journée dans le Grand Vancouver, comme Justin Trudeau, a répété dimanche le message qu’il a rodé ces dernières semaines. Le choix est clair, a-t-il dit. Les électeurs peuvent soit opter pour un gouvernement majoritaire conservateur fort, ou bien se retrouver avec une coalition formée des libéraux de Justin Trudeau et des néo-démocrates de Jagmeet Singh.

Cette dernière va augmenter les impôts, éliminer les emplois, nuire à l’économie et prendre plus d’argent dans vos poches, a indiqué Andrew Scheer.

Selon le chef conservateur, son vis-à-vis libéral est prêt à tout pour s’accrocher au pouvoir, quitte à servir de « porte-parole » pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Un gouvernement néo-démocrate qui se cache derrière le masque de Justin Trudeau, a-t-il résumé.

Dans cette dynamique, Justin Trudeau passera les 100 premiers jours de son mandat à « négocier » avec le NPD, au lieu de travailler à rendre la vie des contribuables plus abordable, a martelé Andrew Scheer.

À l’opposé, un gouvernement conservateur majoritaire se retroussera les manches dès son arrivée au pouvoir, a-t-il exposé. Andrew Scheer a indiqué qu'il posera cinq gestes précis au cours de ses 100 premiers jours, à savoir :

  1. Mettre sur pied un groupe de travail qui va revoir et réduire les subventions aux entreprises;
  2. Effectuer une mise à jour économique qui va « baisser les impôts et remettre de l’argent dans vos poches d’ici la fin de l’année »;
  3. Organiser une rencontre sur le commerce intérieur avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux et éliminer les barrières aux échanges commerciaux;
  4. Imposer de nouvelles pénalités pour les politiciens qui enfreignent les lois sur l’éthique;
  5. Adopter un projet de loi qui va éliminer la taxe sur le carbone des libéraux d’ici le 1er janvier 2020.

Notre plan est réaliste et chiffré, a fait valoir le chef conservateur.

Notre dossier Élections Canada 2019

Scheer agite l'épouvantail de la souveraineté

Comme l'avait fait le chef libéral Justin Trudeau peu de temps avant lui, Andrew Scheer a réservé une partie de son allocution aux électeurs québécois, s'adressant à eux en français. Le discours à saveur souverainiste prononcé la veille par le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a confirmé ce qu’on a dit depuis des semaines, a indiqué le chef conservateur, avant de se lancer dans une attaque en règle.

Selon lui, Yves-François Blanchet n'a qu'un seul objectif : mettre tous ses outils au service du Parti québécois (PQ) pour l'aider à faire du Québec un État indépendant.

Je m’adresse ici directement à la nation québécoise : un vote pour le Bloc est un vote pour le référendum.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Le Québec n’a pas besoin du prochain chef du PQ à Ottawa qui se prépare à affronter François Legault en 2022, a-t-il ajouté, faisant référence à un scénario qui n'a jamais été évoqué par le chef bloquiste. Pendant que le Bloc travaille sur le prochain référendum, je vais travailler pour vous.

Questionné sur la montée du Bloc québécois dans les sondages, le chef conservateur n'a pas voulu faire de commentaire. C'est demain le vrai sondage, a-t-il dit.

Politique fédérale

Politique