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La francophonie manitobaine en deuil rend hommage à Raymond Bisson

Les réactions et les messages de sympathie se sont multipliés dimanche après l’annonce du décès de Raymond Bisson.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au sein de la communauté franco-manitobaine, les réactions et les messages de condoléances se sont multipliés dimanche après l’annonce du décès de Raymond Bisson. Beaucoup saluent un ardent défenseur de la langue française, de la culture franco-manitobaine et aussi un ami cher.

Selon Philippe Lavack, Raymond Bisson était un homme plein de vigueur et de détermination. Encore secoué par l’émotion, celui qui a été son ami de longue date estime que l’engagement de l'homme trouve ses racines dans son éducation.

C'était un type qui venait de la campagne comme moi. C'est plus fort que nous de continuer à promouvoir notre langue et notre culture, ajoute-t-il. Je retiens sa détermination à promouvoir la langue et la culture française. Ça, c'était Raymond Bisson.

Raymond Bisson a également laissé un souvenir fort chez Léo Robert, qui était enseignant à l'École Précieux-Sang alors que M. Bisson était directeur de l'école.

Il partageait les valeurs de notre communauté. Il réalisait qu'afin de garder notre langue, il faut se prononcer et il faut prendre des décisions qui sont peut-être moins populaires ailleurs, mais qui sont bonnes pour notre communauté. Il n'a jamais hésité à se prononcer sur des questions importantes de chez nous, témoigne Léo Robert.

Les deux hommes se sont côtoyés également à la Société franco-manitobaine [l'actuelle Société de la francophonie manitobaine] et à la Division scolaire franco-manitobaine lorsque M. Bisson en était le directeur général.

Roland Pantel a également croisé le chemin de Raymond Bisson à l'École Précieux-Sang, où ils ont tous deux travaillé.

Il avait beaucoup à cœur l'épanouissement de la langue et de la culture française. Il a été très généreux, je crois, dans son temps et dans son énergie. Il a laissé beaucoup, et c'est une grande perte pour la communauté, estime-t-il.

L’historienne Jacqueline Blay a aussi travaillé à plusieurs reprises avec Raymond Bisson. Elle dresse le portrait d’un homme chaleureux et plein d’humour, mais aussi militant.

Il est de cette génération qui a lutté pour les droits scolaires et les droits linguistiques, et qui ne concevaient pas de rester assis sur le bas côté et de dire ''ça ne me concerne pas'', indique-t-elle. On perd quelqu’un qui aimait la paix. Sa plus grande qualité était de s’assurer que les gens avec qui il [travaillait] s’entendent entre eux et que l’on puisse résoudre les conflits sans conflits.

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