•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Le Canada a besoin du Québec » : les libéraux lancent un dernier appel aux Québécois

Justin Trudeau traverse la foule, sous la pluie, en serrant des mains et en souriant.

Des dizaines de partisans sont venus assister au discours de Justin Trudeau à Port Moody, en Colombie-Britannique, au dernier jour de la campagne électorale.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Valérie Boisclair

Justin Trudeau et son équipe ont à nouveau interpellé les électeurs québécois, écorchant au passage le Bloc québécois et le Parti conservateur, la veille du scrutin fédéral. Reprenant leur slogan, ils ont insisté sur le fait que la seule façon « de continuer d’avancer » était d'élire un parti progressiste tel que le Parti libéral.

Le chef libéral, qui a décidé de consacrer sa dernière journée de campagne à parcourir les routes de la grande région de Vancouver, a pris le temps de s'adresser aux électeurs québécois. Dimanche, depuis Port Moody, en Colombie-Britannique, Justin Trudeau a dénoncé le programme du Bloc québécois.

Malheureusement, hier soir, on a vu le Bloc québécois nous rappeler que leur priorité [...], ce n’est pas de lutter contre les coupures conservatrices : c’est de préparer la souveraineté du Québec, a-t-il soutenu en faisant référence au discours prononcé samedi soir par Yves-François Blanchet.

Justin Trudeau juge que les Canadiens devraient plutôt concentrer leurs efforts à travailler ensemble, surtout pour « relever le plus grand défi de tous les temps : combattre les changements climatiques ».

Un peu plus tôt dans la journée, à Montréal, une délégation de candidats libéraux, dont certains sont des ministres du gouvernement sortant de M. Trudeau, ont livré le même message que leur chef.

Leur constat : des progrès ont été réalisés en quatre ans, mais beaucoup de travail reste à faire. Et les libéraux comptent sur les Québécois pour leur permettre de poursuivre ce qui a été mis en marche lors de leur premier mandat.

Moi, je choisis de faire avancer le Québec à l’intérieur du Canada en jouant sur la glace, pas dans les estrades, a illustré le candidat dans Longueuil–Saint-Hubert, Réjean Hébert.

Reprenant la même ligne, son collègue Pablo Rodriguez, qui se présente dans Honoré-Mercier, a souligné que les électeurs québécois souhaitaient « être dans l’action ».

Huit candidats du Parti libéral du Canada font une annonce dans un parc.

Des candidats du Parti libéral ont fait le bilan de leur campagne dans le parc Lafontaine, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le Bloc québécois, dont la montée dans les intentions de vote a forcé les autres partis à changer d'approche, s'est souvent retrouvé dans le collimateur des libéraux en fin de campagne. Selon Pablo Rodriguez, donner son vote au Bloc québécois revient à envoyer des députés québécois dans l'opposition plutôt que « là où ça compte, autour de la table des décisions ».

On a besoin de Québécois à Ottawa. Le Canada a besoin du Québec, a-t-il déclaré.

Alors c’est simple : les conservateurs feront reculer le Québec, le Bloc veut faire séparer le Québec, et nous on veut faire avancer le Québec.

Pablo Rodriguez, candidat libéral dans Honoré-Mercier
Notre dossier Élections Canada 2019

Des « idées rétrogrades »

Un gouvernement progressiste libéral « est le seul choix pour empêcher les coupures conservatives » ou pour relever les défis à venir, qu'il s'agisse de pauvreté ou du vieillissement de la population, a souligné Justin Trudeau devant la foule de partisans réunie à Vancouver, dimanche soir.

Les conservateurs, eux, veulent nous ramener dans un autre siècle, avait fait valoir plus tôt le candidat Pablo Rodriguez.

Au nombre des mesures progressistes , les libéraux ont promis la bonification de l’allocation canadienne pour enfants, les prestations de maternité non imposables, l’accès plus facile aux études postsecondaires et la baisse d'impôts de la classe moyenne.

La candidate libérale dans Ahunstic-Cartierville, Mélanie Joly, a d'ailleurs mis en garde contre « les idées rétrogrades » qui représentent une menace pour les droit des femmes.

Ce n’est pas vrai qu’on va permettre à Andrew Scheer et aux conservateurs de créer des brèches dans le droit des femmes, et particulièrement le droit des femmes de choisir, a-t-elle déclaré, évoquant ainsi les positions du chef conservateur et de certains de ses candidats sur la question de l'avortement.

Il reste encore beaucoup à bâtir en matière d’égalité et de reconnaissance des femmes et demain, le 21 octobre, on en appelle à toutes les Québécoises pour faire en sorte de choisir un gouvernement féministe, un gouvernement du Parti libéral, a-t-elle ajouté.

Avant de venir rejoindre les candidats de la région de Montréal et les électeurs de sa propre circonscription, Justin Trudeau devait se rendre dimanche soir à Victoria, dernier rassemblement prévu dans le campagne libérale.

Au total, le chef libéral aura visité 108 des 338 circonscriptions fédérales au cours de la campagne électorale.

Politique fédérale

Politique