•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le ministère des Forêts surveille l'évolution de la TBE en Abitibi-Témiscamingue

Les ravages de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sont bien visibles dans les forêts.

Les ravages de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sont bien visibles dans les forêts.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) surveille de près l'évolution de l'épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) en Abitibi-Témiscamingue.

Le dernier bilan montre que près de 400 000 hectares de forêts ont été infestés en 2019, en hausse de 46 % par rapport à 2018.

Le tiers de la superficie est touchée à un niveau modéré ou grave.

Le ministère des Forêts ne pense pas pouvoir enrayer l'épidémie, mais il tente d'en réduire les impacts.

Quand on n'a pas d'épidémie, on recommande surtout de réduire la vulnérabilité des forêts en réduisant la quantité des sapins dans les peuplements, dit le biologiste au MFFP Pierre Therrien.

Lorsque l'épidémie approche, on recommande de récolter les sapins matures pour réduire la vulnérabilité. Plus tard, il peut y avoir des arrosages pour protéger des peuplements à haute valeur économique qui sont encore trop jeunes pour être récoltés. Finalement, lorsqu'on commence à avoir de la mortalité dans les peuplements, on met en place des plans spéciaux de récupération, ajoute-t-il.

En Abitibi-Témiscamingue, il n’y a pas d'arrosage qui est prévu tout simplement parce qu'on peut faire la gestion des peuplements sans avoir recours aux arrosages en faisant des récoltes préventives ou en mettant en place des plans spéciaux de récupération.

Le biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Therrien

Pierre Therrien affirme que la situation n'est pas exceptionnelle et que le ministère applique le plan de lutte qui existe depuis des années.

Il s'attend d'ailleurs à ce que les superficies défoliées augmentent dans les années à venir

L'impact de l'épidémie a tendance à toucher beaucoup les sapins, donc on peut s'attendre à ce qu'il y ait une mortalité additionnelle de sapins comparativement à une mortalité naturelle, explique-t-il.

Selon lui, la TBE est un phénomène naturel, ça fait partie de l'écosystème depuis des milliers d'années et son rôle c'est de rajeunir les vieilles forêts. [Le ministère] intervient pour protéger les activités économiques des régions, mais [n'intervient] pas partout parce qu'ailleurs, [il] pense qu'il faut la laisser jouer son rôle naturel écologique.

Dans la province, la superficie touchée a augmenté de 17 % par rapport à l'an dernier.

Abitibi–Témiscamingue

Protection des écosystèmes