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Des Libanais d’Ottawa manifestent contre le gouvernement de leur pays d’origine

Des manifestants tenant pour la plupart des drapeaux du Liban.

Quelques centaines de personnes ont manifesté samedi à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

Quelques centaines de membres de la communauté libanaise ont manifesté devant l’ambassade du Liban à Ottawa samedi pour protester contre le gouvernement de leur pays d'origine.

Depuis trois jours, des milliers de Libanais sont descendus dans la rue à Beyrouth pour demander la démission du premier ministre Saad Hariri.

Tous dehors!Ils sont corrompus!Ce sont des voleurs! Les membres de la diaspora venus manifester à Ottawa, drapeau et pancartes à la main, ont scandé de nombreux cris de ralliement.

Il y a beaucoup de problèmes, des choses malhonnêtes qui se passent. On est venus pour appuyer ceux qui subissent [la maltraitance], a expliqué Maria Aoun, une jeune manifestante.

Maintenant, on s’est tous unis, ensemble, pour créer quelque chose d’immense, pour avoir un plus gros impact contre le gouvernement, a-t-elle ajouté.

Tout comme des milliers de Libanais partout dans le monde, ils réclament la démission du gouvernement de Saad Hariri, alors que le Liban est le théâtre de manifestations contre la corruption et les conditions de vie très difficiles.

Des dizaines d'arrestations au Liban

Au moins 70 personnes ont été arrêtées depuis jeudi au terme d’affrontements avec les policiers. Les protestataires qui ont pris la rue à Beyrouth ont aussi vandalisé des bâtiments et des véhicules, en plus de mettre le feu à des pneus et des bennes à ordures.

Ils ne peuvent plus utiliser la religion ou la politique pour nous diviser, a expliqué Jad Choufani, un autre manifestant ottavien. Nous sommes tous ensemble contre eux maintenant.

Une crise sur la gestion des déchets soulève la colère des citoyens depuis des années au Liban. C’est toutefois l’imposition d’une nouvelle taxe sur l’envoi de messages, par le biais de l’application WhatsApp, qui a mis le feu aux poudres, alors que la situation politique et économique du pays était déjà tendue.

Le gouvernement a reculé sur l’imposition d’une telle taxe, mais les citoyens sont toujours dans la rue. Malheureusement, la situation actuelle est une question d’oppression du peuple maintenant, alors que les dirigeants se remplissent les poches , a souligné Patricia Berbari, qui a pris part au rassemblement dans la capitale fédérale.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

Ottawa-Gatineau

Politique internationale