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Les verts tenteraient de défaire un gouvernement minoritaire propipeline sur-le-champ

La chef du Parti vert parle en conférence de presse.

Elizabeth May, lors d'un arrêt de campagne mercredi dernier

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Laurence Martin

Si les libéraux ou les conservateurs forment un gouvernement minoritaire et qu’ils vont de l’avant avec l’expansion du pipeline Trans Mountain, le Parti vert tentera de défaire ce gouvernement dès le premier vote de confiance. C’est ce qu’a affirmé la chef Elizabeth May, en entrevue à Radio-Canada.

Les verts traînent derrière les libéraux, les conservateurs et le NPD dans les intentions de vote, à moins de deux jours du scrutin.

Malgré tout, la formation écologiste pourrait faire des gains lundi prochain, entre autres sur l’Île de Vancouver. En cas de gouvernement minoritaire, le parti gagnant – le PLC ou le PCC vraisemblablement – aura besoin de l’appui d’une ou peut-être même de deux formations politiques pour faire passer ses projets de loi.

Elizabeth May se dit prête à travailler avec n’importe quel parti ou groupe de partis, à condition qu’ils proposent de grands changements dans leur plan climatique.

C’est impossible pour le Parti vert de soutenir un gouvernement qui appuie les oléoducs.

Elizabeth May, chef du Parti vert

Le premier vote de confiance aura lieu au moment du discours du Trône, donc peu de temps normalement après l’élection du 21 octobre. Elizabeth May tenterait de défaire un gouvernement qui soutiendrait l’expansion de Trans Mountain, dès ce moment là.

L’oléoduc Trans Mountain, qui relie les sables bitumineux de l’Alberta à la grande région de Vancouver, a été acheté par le gouvernement de Justin Trudeau en 2018 pour 4,5 milliards de dollars. Le projet d’expansion du pipeline, qui est appuyé par les libéraux et les conservateurs, doit aller de l’avant cet automne. Déjà, des travaux de construction ont débuté au terminal à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh n’a pas fermé la porte à une alliance avec les libéraux pour barrer la route aux conservateurs. Mais au sujet de cette éventuelle coalition, Elizabeth May a indiqué qu’il était trop tôt pour se prononcer.

Notre dossier Élections Canada 2019

Besoin d'un nouveau chef

Elizabeth May aimerait aussi voir, à terme, un nouveau leader à la tête de sa formation politique : C'est clair qu'on doit avoir un autre chef pour le bien-être de notre parti.

Ce n'est pas urgent, ajoute-t-elle, mais ce serait bien dans un avenir rapproché – sans préciser de date.

Mme May avait d'ailleurs offert la chefferie du Parti vert à Jody Wilson-Raybould lorsqu'elle a été éjectée du caucus libéral, en avril dernier, dans la foulée de l'affaire SNC-Lavalin. Mme Wilson-Raybould avait affirmé avoir subi des pressions indues de la part de Justin Trudeau et de sa garde rapprochée afin d'éviter un procès criminel à la firme d'ingénierie québécoise.

Lors du seul débat en français auquel Elizabeth May a participé, plusieurs observateurs ont noté ses difficultés à exprimer clairement ses idées aux électeurs.

Elizabeth May en est à sa quatrième élection fédérale en tant que leader du parti. Elle a été élue députée pour la première fois en 2011, dans la circonscription de Saanich–Gulf Islands, en Colombie-Britannique. Un deuxième représentant du Parti Vert, Paul Manly, a été élu lors d’une élection partielle en Colombie-Britannique, en mai dernier.

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