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Le candidat libéral Steven Guilbeault riposte aux attaques de Blanchet

Steven Guilbeault s'adresse aux médias à l'extérieur de son bureau de campagne.

Le candidat libéral dans Laurier—Sainte-Marie, Steven Guilbeault, a tenu un point de presse devant son bureau de campagne, dans Le Plateau-Mont-Royal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Valérie Boisclair

L’environnementaliste Steven Guilbeault, qui porte les couleurs du Parti libéral dans la circonscription montréalaise de Laurier–Sainte-Marie, a avancé samedi que le chef du Bloc québécois s’en prenait à lui en colportant de fausses informations.

Devant son bureau de campagne, dans Le Plateau-Mont-Royal, le candidat libéral s’est dit déçu de voir le Bloc québécois recourir à ce genre de tactiques qui sont, selon M. Guilbeault, l’apanage des conservateurs.

Je n’ai aucune leçon à recevoir d’Yves-François Blanchet, a-t-il lancé, rappelant que le chef du Bloc a contourné le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à trois reprises alors qu'il était à la tête du ministère de l’Environnement sous un gouvernement du Parti québécois.

Depuis quelques semaines, le candidat libéral, qui livre une bataille serrée contre le bloquiste Michel Duchesne et la néo-démocrate Nimâ Machouf dans Laurier–Sainte-Marie, sent qu’il est la cible des critiques du chef du Bloc québécois.

Réagissant à une entrevue de M. Blanchet au micro de Benoit Dutrizac, au début du mois, Steven Guilbeault a tenu à rectifier les propos du chef bloquiste. Yves-François Blanchet ment au sujet de mon rôle dans le dossier du Suroît. Je me suis toujours opposé à ce projet en raison de sa contribution aux émissions de gaz à effet de serre au Québec, a-t-il déclaré.

Proposé par Hydro-Québec, le projet en question – une centrale électrique au gaz naturel à Beauharnois, en Montérégie – a été abandonné en novembre 2004, après un fort mouvement de contestation.

J’invite M. Blanchet à faire ses devoirs et à prendre connaissance du rapport que j’ai déposé au BAPE, dans lequel je m’oppose fermement à ce projet, a ajouté M. Guilbeault.

Yves-François Blanchet le sait, mais il choisit de faire de la petite politique plutôt que de se concentrer sur les vrais enjeux.

Steven Guilbeault, candidat libéral dans Laurier–Sainte-Marie

Pas de nouveau pipeline?

Steven Guilbeault s’est dit fier du travail accompli par les libéraux en matière de lutte contre les changements climatiques au cours des quatre dernières années. Nous avons maintenant au Canada un processus d’évaluation environnementale robuste, qui fera une évaluation correcte, et non bâclée comme à l’époque de Stephen Harper, a-t-il dit.

Le candidat libéral a réagi à ce qu'a rapporté le National Post, à savoir qu'il avait contredit son parti en affirmant que le projet de loi C-69 empêcherait la construction de nouveaux pipelines au pays. Nous nous rendrons à l'évidence que plusieurs de ces projets sont incompatibles avec les objectifs fixés pour 2030, avait-il dit.

Ce que je dis, a-t-il indiqué samedi, c’est qu’on va faire une évaluation correcte de ces projets-là. Je ne vais pas commencer, moi, de façon arbitraire, à prendre des décisions; ce n’est pas comme ça qu’on va procéder.

Cofondateur d’Équiterre, Steven Guilbeault est accusé par bon nombre d’environnementalistes d’avoir retourné sa veste en se présentant pour le Parti libéral du Canada, à qui l’on doit l’achat du pipeline Trans Mountain.

Le chef libéral Justin Trudeau n'a pas réprimandé son candidat; il s'est même dit fier de pouvoir compter sur Steven Guilbeault. Le choix que les Québécois auront à faire le 21 octobre, « particulièrement dans Laurier–Sainte-Marie », est important, a-t-il rappelé samedi lors d'un rassemblement qui s'est tenu à Hamilton, en Ontario.

Au cours de la dernière semaine de campagne, Justin Trudeau a répété ses appels aux Québécois, les encourageant à élire des députés qui pourront siéger au gouvernement, et non pas dans l'opposition. Les Québécois veulent une voix forte pour les représenter, a-t-il souligné.

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