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Grue effondrée : une demande de recours collectif à Halifax

Deux travailleurs dans une nacelle près du toit de l'immeuble où un morceau de grue de construction jaune est écrasée.

Les opérations visant à retirer la grue effondrée du bâtiment en construction se poursuivaient le 16 octobre 2019 à Halifax.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Wolf

Radio-Canada

À Halifax, des commerçants d’une partie du centre-ville déposent une demande de recours collectif qui cible l’entreprise immobilière propriétaire du bâtiment sur lequel une grue de construction s’est effondrée, renversée par les vents d’ouragan de la tempête Dorian, le 7 septembre dernier.

Les documents ont été déposés vendredi par l’avocat Ray Wagner à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse. Des commerçants, explique-t-il, disent avoir constaté une baisse d’achalandage depuis l’effondrement de la grue et cherchent à être dédommagés.

Depuis maintenant six semaines, la rue South Park, au centre-ville d’Halifax, est fermée à la circulation automobile entre le chemin Spring Garden et la place Brenton. Des sections du trottoir et une partie du parc Victoria sont aussi clôturés.

La requête en justice cible WM Fares Architectes et WM Fares et Associés, qui sont les propriétaires et opérateurs de la grue ; Lead Structural Formwork, de Moncton au Nouveau-Brunswick, qui a procédé à l’installation de la grue ; et The Manitowoc Company, de Milwaukee aux États-Unis, concepteurs de la grue.

Les plaignants tiennent ces entreprises responsables des préjudices financiers et psychologiques qu’ils disent avoir subis.

Ils allèguent que les compagnies visées par leur demande de recours collectif ont fait preuve de négligence dans la conception, la fabrication, l’installation, l’opération, l’entretien et l’usage de la grue.

Les plaignants accusent aussi les défendeurs de ne pas avoir pris les « précautions adéquates » dans les jours précédant l’arrivée de l’ouragan.

Ouragan de catégorie 2 à son arrivée dans les Maritimes, Dorian a été rétrogradée en puissante tempête post-tropicale avant de toucher terre en périphérie d’Halifax en début de soirée le 7 septembre. Des vents d’ouragan avaient fouetté la Nouvelle-Écosse toute la journée, menant à l’affaissement de la grue durant l’après-midi.

Les défendeurs ont 15 jours pour réagir. Gavin Giles, un avocat représentant WM Fares, la société immobilière d’Halifax, promet que l’entreprise se défendra vigoureusement.

Grue jaune effondrée sur un immeuble en construction.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La grue de construction s'est effondrée dans l'après-midi du 7 septembre.

Photo : Reuters / John Morris

M. Giles rappelle que les pertes financières alléguées par les plaignants n’ont pas été prouvées en cour, et déclare que même si ces pertes s’avèrent réelles, cela ne veut pas dire que WM Fares en est responsable.

Il affirme que l’entreprise a versé, sans y être obligée, plus de 100 000 $ à des résidents du secteur qui ont dû être évacués ou déplacés en raison de l’incident.

Le représentant des demandeurs est la boutique Thornbloom, un magasin de meubles et de décoration intérieure situé au rez-de-chaussée de l’édifice Trillium, l’immeuble situé immédiatement à côté du bâtiment sur lequel la grue s’est affaissée.

L’avocat Ray Wagner dit être en discussions avec plusieurs autres entreprises des environs et s’attend à ce que d’autres commerçants se joignent à la démarche judiciaire.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

Nouvelle-Écosse

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