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Saguenay veut agrandir le territoire d'Airbnb

Un doigt touche un écran sur lequel on peut apercevoir la page d'accueil du site d'Airbnb.

Un internaute consulte le site d'Airbnb.

Photo : Getty Images / John MacDougall

Radio-Canada

Les règles du jeu pourraient changer à Saguenay pour ceux qui offrent des services d'hébergement sur la plateforme Airbnb.

Un projet de règlement a été déposé au conseil municipal de Saguenay, plus tôt durant le mois d'octobre, pour que davantage de secteurs de cette ville puissent éventuellement accueillir des logements disponibles sur ce site de location en ligne.

La réglementation actuelle permet déjà de louer une demeure ou un appartement en utilisant cet outil électronique, mais seulement dans des zones précises.

C'est restreint aux centres-villes [de chacun des arrondissements], aux rues collectrices et aux rives des cours d'eau. [Dans l'éventualité où il était adopté], le nouveau règlement proposé permettrait d'élargir le territoire où il serait possible de louer un espace. Ce serait permis dans les zones agricoles, dans les zones de villégiature et de façon générale, dans les quartiers résidentiels, explique le conseiller municipal Simon-Olivier Côté.

La réglementation vise à encadrer spécifiquement toute résidence de tourisme, c'est à dire n'importe quel établissement qui offre de l’hébergement à une clientèle touristique durant une période n’excédant pas 31 jours de suite. Les élus de Saguenay songent aussi à réclamer des frais aux propriétaires de logements et de maisons apparaissant sur Airbnb et à leur imposer des conditions à respecter.

Il y aurait une liste de critères par rapport au stationnement, au bruit et à l'affichage. Il y aurait des contraintes. Chaque dossier soumis dans un quartier résidentiel serait évalué individuellement et le voisinage aurait également son mot à dire, ajoute M. Côté.

Chez les hôteliers de Saguenay, le possible changement de la réglementation est mal accueilli. Ils n'ont pas l'impression de se battre à armes égales. Ils soutiennent qu'ils doivent rencontrer des obligations financières auxquelles les locateurs se retrouvant sur Airbnb n'ont pas à faire face.

Cependant, la gestionnaire de l'auberge Le Parasol, Catherine Sergerie, est persuadée que certains voyageurs continuent de préférer les hôtels.

Le service et la quantité d'employés [font une différence]. Chacun d'entre eux apporte quelque chose aux clients. Ici, il y a un restaurant, une piscine pendant l'été, un service de bar. Il y a des choses qu'Airbnb ne peut pas offrir, assure-t-elle.

Le projet de règlement a été déposé, mais il n'a pas encore été adopté. Il serait donc encore possible de le modifier.

Avec les informations de Louis Martineau

Saguenay–Lac-St-Jean

Tourisme