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Les chefs de partis sur le champ de bataille de la Colombie-Britannique

De gauche à droite, les visages d'Andrew Sheer, Jagmeet Singh, Elizabeth May et Justin Trudeau.

Les quatre chefs des partis nationaux les plus populaires auprès des électeurs ont passé le dernier jour de la campagne en Colombie-Britannique.

Photo : Nathan Denette/Presse canadienne, Rebecca Coook, Chris Wattie, Carlos Osorio/Reuters)

Anaïs Elboujdaïni

Les chefs des quatre principaux partis à l'échelle nationale ont passé la dernière journée de la campagne électorale dans le sud de la Colombie-Britannique, signe que l'issue du vote pourrait se décider dans les quelques dizaines de circonscriptions de la région.

La Colombie-Britannique compte 42 sièges, le plus grand nombre après l’Ontario et le Québec. Dans une élection serrée, ces sièges peuvent changer le résultat entre un gouvernement d’une couleur ou d’une autre, ou encore un gouvernement majoritaire ou minoritaire.

En 2015, la Colombie-Britannique avait élu 17 libéraux, 14 néo-démocrates, 10 conservateurs et la cheffe du Parti vert. Cette année, chacun de ces partis peut à nouveau espérer faire sa marque dans la province.

Des luttes serrées sont prévues dans le Grand Vancouver et sur l'île de Vancouver. Dans plusieurs circonscriptions, ces courses se feront à trois ou même quatre candidats.

Sanjay Jeram, un professeur de sciences politiques à l’Université Simon Fraser (SFU), ne prévoit pas de gains majeurs pour aucun des partis en Colombie-Britannique. Selon lui, le Parti libéral est toutefois celui qui risque le plus de perdre des sièges dans cette province, sans que cela soit dramatique.

Il n’y aura pas de gagnants clairs, pressent-il.

Chez les libéraux, les risques sont grands dans certaines circonscriptions clefs, comme celle de Vancouver-Sud. D'après le politologue, si les libéraux perdent cette circonscription, il s'agirait d'un coup dur pour le parti, qui avait ravi le siège à la conservatrice Wai Young en 2015. Cette dernière se représente et l'avenir des libéraux dans cette circonscription la plus multiculturelle de la province est incertain.

Justin Trudeau lors d'un bain de foule avec des jeunes en Colombie-Britannique.

De nombreux étudiants ont souhaité profiter du passage de Justin Trudeau à l'Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, pour prendre une photo.

Photo : Radio-Canada

Selon le professeur, les chefs ont passé un peu plus de temps qu’à l’accoutumée en Colombie-Britannique.

Andrew Scheer est assis dans un restaurant en compagnie d'une femme, la candidate Kerry-Lynne Findlay.

Kerry-Lynne Findlay, candidate à l'élection partielle des conservateurs de South Surrey-White Rock, à côté du chef conservateur Andrew Scheer lors d'une entrevue dans un café, alors qu'elle faisait campagne à Surrey, en Colombie-Britannique, le lundi 4 décembre 2017.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Au total, le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, s’est arrêté 10 fois en Colombie-Britannique, alors que le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, s’y est arrêté 11 fois. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a fait 28 arrêts en Colombie-Britannique. Quant à Elizabeth May, la cheffe du Parti vert, elle a fait environ 31 arrêts dans la province, majoritairement sur l’île de Vancouver.

Par ailleurs, deux chefs fédéraux, Jagmeet Singh (Burnaby-Sud) et Elizabeth May (Saanich–Gulf Islands), se présentent dans des circonscriptions en Colombie-Britannique.

SNC-Lavalin et Trans Mountain, toujours des enjeux de taille

La controverse entourant l’affaire SNC-Lavalin, qui a mis en scène l’ex-députée libérale et candidate indépendante dans Vancouver Granville, Jody Wilson-Raybould, risque de toujours influencer le vote, avance le politologue.

Le chef néo-démocrate parle dans un micro en levant un poing dans les airs.

Jagmeet Singh, lors d'un rassemblement à Burnaby-Sud, le 24 septembre dernier

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le dossier du pipeline Trans Mountain risque également de faire pencher la balance dans certaines circonscriptions du Grand Vancouver, comme dans Burnaby-North–Seymour et Port Moody–Coquitlam. Cette dernière est une circonscription « au vote volatil », selon M. Jeram.

Elizabeth May sourit. Devant elle, plusieurs micros sont installés.

La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, de passage à Cowichan, sur l'île de Vancouver

Photo : La Presse canadienne / CHAD HIPOLITO

L’expert en politique croit que les électeurs sont plus pessimistes qu’en début de campagne quant à la probabilité pour le Parti vert de remporter de nouveaux sièges.

S’ils regagnent les deux sièges qu’ils avaient, ce sera déjà bon, estime-t-il. Je ne pense pas qu’ils en gagnent plus de quatre au total [dans la province].

Au total, 689 690 électeurs ont voté par anticipation en Colombie-Britannique, selon Élections Canada, soit 14 % de tous ceux qui ont exercé leur droit de vote à l’avance au pays.

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