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Le président du Chili décrète l'état d'urgence dans la capitale

Un édifice incendié

Un bureau de vente de billets de métro a été incendié.

Photo : Reuters / Ramon Monroy

Agence France-Presse

Le président chilien a décrété vendredi soir l'état d'urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d'assurer la sécurité après une journée d'émeutes en raison de l'augmentation du prix du ticket du métro.

« J'ai décrété l'état d'urgence et, à cette fin, j'ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l'état d'urgence », a déclaré Sebastian Pinera dans un message au palais gouvernemental.

Santiago, la capitale du Chili, a été vendredi le théâtre de violents affrontements vendredi entre les forces de l'ordre et des manifestants protestant contre l'augmentation des prix des transports, des troubles qui ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro.

Avant ces fermetures, des appels à monter dans les trains sans billet avaient circulé, pour protester contre l'augmentation des prix des passages de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,47 $ à 1,53 $) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos (4 cents) en janvier dernier.

L'ensemble du réseau est fermé en raison des émeutes et des destructions qui empêchent les conditions minimales de sécurité pour les passagers et les travailleurs, a annoncé sur Twitter le gestionnaire du métro, après des attaques contre presque l'intégralité des 164 stations, où beaucoup de barrières et tourniquets ont été détruits.

Le métro de Santiago, le plus étendu et le plus moderne d'Amérique du Sud (140 km), devrait rester clos en fin de semaine et pourrait rouvrir progressivement la semaine prochaine.

Beaucoup d'habitants de Santiago ont ainsi dû rentrer chez eux à pied, parcourant parfois de longues distances.

En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des scènes de bataille de rue plus vues depuis longtemps dans la capitale chilienne.

Le président Sebastian Pinera a qualifié les manifestants de délinquants. Ce désir de tout casser n'est pas une protestation, c'est criminel, a-t-il déclaré dans une entrevue à la radio.

Jeudi, 133 personnes avaient été arrêtées pour des dégradations dans les stations de métro, où les dommages se montent, selon son gestionnaire, à entre 400 à 500 millions de pesos (740 000 $ à 924 000 $).

Les transports en commun sont très utilisés à Santiago, une ville très polluée et congestionnée.

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