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Justin Trudeau tente de rallier les progressistes du Grand Toronto

Le reportage de Philippe Leblanc

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

En campagne en Ontario vendredi, le chef libéral Justin Trudeau a une fois de plus essayé de rallier les électeurs « progressistes » dans son camp, répétant son appel aux Québécois qui seraient tentés d’offrir leur vote au Bloc québécois.

Ça nous prend des Québécois au gouvernement pour lutter contre ces politiciens conservateurs qui ne veulent pas protéger l’environnement, a dit Justin Trudeau en point de presse, donnant en exemple le cas du premier ministre Doug Ford en Ontario.

Mais dans cette élection, les Québécois font face à un choix très, très clair. Est-ce qu'on choisit une opposition progressiste ou un gouvernement progressiste?, a-t-il poursuivi, reprenant ainsi un plaidoyer déjà entendu lors des rassemblements au cours de la semaine.

Interrogé par une journaliste qui lui demandait s’il prenait une part de responsabilité face à la montée du Bloc québécois dans les intentions de vote en tant que « général du Québec », le chef libéral a répondu qu’il revenait aux Québécois de faire un choix. « Ils ont toujours le droit de choisir qui les représentera à Ottawa », a-t-il indiqué.

En 2016, Justin Trudeau avait décidé d’abolir le poste de lieutenant du Québec, arguant qu’il était déjà une sorte de « général du Québec », en tant que député de la circonscription montréalaise de Papineau.

Je suis très fier d’être député de Papineau, d’être un Québécois fier et un Canadien fier. Ce qu’on a pu accomplir au  cours des quatre dernières années, ça a été parce que les Québécois ont décidé de se joindre à un gouvernement progressiste [et] ont arrêté de choisir d’être dans l’opposition, a-t-il déclaré.

Une fois de plus, le chef du Parti libéral a exposé que les Québécois et le Canada avaient un « important choix » à faire le 21 octobre prochain entre deux options bien claires, à savoir voter pour un gouvernement conservateur qui prévoit  des mesures « d’austérité et des coupes », ou bien pour un gouvernement libéral qui « continuera d’avancer ».

En tournée dans le Grand Toronto

Justin Trudeau salue la foule massée à l'extérieur, près de son autobus de campagne.

Le chef libéral Justin Trudeau a fait un arrêt de campagne vendredi matin à Whitby, en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Markham, Whitby, Orillia, Barrie, Vaughan : Justin Trudeau a fait tous ses arrêts de campagne vendredi dans la région du Grand Toronto, où les sièges détenus par le Parti libéral depuis 2015 ne sont pas hors de portée de ses rivaux.

Dans la circonscription de Whitby, le libéral Ryan Turnbull est talonné par le conservateur Todd McCarthy, qui entend ravir le comté autrefois détenu par l'ancien ministre conservateur Jim Flaherty. M. Turnbull succède à Celina Caesar-Chavannes, qui s'était fait élire sous la bannière libérale en 2015.

En février, dans la foulée de l'affaire SNC-Lavalin, elle avait annoncé qu'elle ne briguait pas de deuxième mandat. Mme Caesar-Chavannes avait quitté le Parti libéral en cours de route, préférant siéger comme indépendante, après avoir raconté que Justin Trudeau avait haussé le ton lors d'échanges.

De passage à Whitby en compagnie du candidat libéral, vendredi, Justin Trudeau a remercié Celina Caesar-Chavannes pour son service extraordinaire auprès de la communauté.

Le chef libéral s'est aussi rendu dans les circonscriptions de Simcoe-Nord et de Barrie-Innisfil, où ses candidats tentent de déloger les conservateurs, et à King-Vaughan, siège libéral menacé par l'avancée du Parti conservateur.

Notre dossier Élections Canada 2019
Avec les informations de La Presse canadienne

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