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Une 18e nuit des sans-abris à l'heure d'une recrudescence à Québec

Des gens sont réunis autour d'un feu en ville le soir dans le cadre de la Nuit des sans-abris

La Nuit des sans-abris a lieu dans plus 40 villes du Québec et vise à sensibiliser la population à la réalité de ces gens, chaque troisième vendredi d'octobre.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Pour une 18e fois à Québec, ils étaient des dizaines à passer la nuit dehors afin de sensibiliser la population à l'itinérance, alors que les refuges débordent depuis quatre ans dans la capitale québécoise selon des intervenantes.

Sans pouvoir chiffrer le nombre de sans-abris à Québec en raison de la complexité de l'itinérance, jamais il n'y a eu autant de personnes qui demandent de l'aide, selon Jimena Michea, coordonnatrice au regroupement pour l'aide aux itinérants et itinérantes de Québec.

On s'est rendu compte cette année qu'il y avait encore plus de camps de fortune qui étaient créés à l'extérieur des refuges, notamment à Beauport, explique Mme Michea.

La plupart des refuges doivent refuser des gens et les soupes populaires ont de la difficulté à fournir à la demande. Il s'agit de deux indicateurs de la recrudescence de l'itinérance à Québec selon elle.

Peu de places pour les femmes

Il existe 150 lits disponibles pour les itinérants à Québec, en plus des 10 lits de dégrisement. La grande majorité est occupée par des hommes.

Le centre YWCA, qui accueille des femmes, a dû refuser 2 100 demandes l'an dernier, selon Stéphanie Lampron, directrice des programmes sociaux au YWCA.

Les 60 lits sont toujours occupés, explique l'intervenante. Depuis deux ans, entre cinq et dix femmes sont refusées chaque jour.

Le nombre de demandes reçues a doublé. Les femmes sont des nouvelles demandeuses, constate Mme Lampron.

Manque d'accompagnement

Le nombre de lits n'est pas la solution pour lutter contre l'itinérance, selon Jimena Michea. Ce n'est pas juste un manque de lit, c'est un manque de ressources, d'intervenants croit-elle.

Au-delà des lits, ça prend des services. Des gens qui ont le temps de les écouter et de les accompagner, ajoute Stéphanie Lampron.Ce sont des choses qui nous manquent beaucoup.

La Nuit des sans-abris a lieu dans plus 40 villes du Québec et vise à sensibiliser la population à la réalité des personnes sans-abri, chaque troisième vendredi d'octobre.

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