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Les parents francophones encouragés à voter pour assurer des places en garderie

Trois enfants à une table avec des jouets.

De nombreux parents n'arrivent pas à trouver une garderie francophone pour leur enfant au Canada.

Photo : Istock

Omayra Issa

À quelques jours des élections fédérales, la Commission nationale des parents francophones (CNPF) réclame une modernisation de la Loi sur les langues officielles et recommande aux parents francophones d’exprimer leur droit de vote.

« On s’inscrit dans ce que la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada demande, c’est-à-dire une modernisation au niveau de la Loi sur les langues officielles. Pour nous, c’est important », affirme le directeur général de la CNPF, Jean-Luc Racine.

Une modernisation permettrait de créer des places de garderie dans les communautés francophones en milieu minoritaire, théâtre de manque chronique de services, dit-il, et une modernisation de la loi amènerait les gouvernements provinciaux à s’engager auprès des communautés.

« Lorsqu'il y a des ententes entre le fédéral et les provinces, on veut des clauses spécifiques pour les francophones et que, dans ces clauses-là, il y ait des obligations financières ciblées ou encore des services très précis en petite enfance », ajoute M. Racine.

Situation « critique »

Ce mois-ci, le Réseau de développement économique et d'employabilité a tiré la sonnette d'alarme. Au pays, 9500 enfants francophones sont sur des listes d'attente pour une place en garderie. Dans l'Ouest, le besoin est particulièrement criant.

Au Manitoba, 1610 enfants sont sur des listes d'attente, en Saskatchewan, 115, en Alberta, 178, et en Colombie-Britannique, 187.

Jean-Luc Racine estime que des cibles claires et des investissements financiers précis aideront à faire face aux« listes exubérantes » dans les communautés.

« À l’heure actuelle, il existe une entente en petite enfance au niveau des services de garde, mais on s’est rendu compte que, dans ces ententes bilatérales, oui, il y a des vœux pieux pour desservir les francophones, mais quand il n’y a pas de cibles et des montants précis, les gouvernements ne respectent pas leurs engagements », affirme Jean-Luc Racine.

La Commission nationale des parents francophones cite les cas du Manitoba et de l’Alberta.

« Au Manitoba, on a dit 15 % de places pour les francophones, et on voit le gouvernement provincial à l’œuvre pour en créer de nouvelles », indique M. Racine.

Toutefois, « en Alberta, dans l’entente bilatérale entre le gouvernement fédéral et la province, il n’y a pas de développement sur le terrain. On ne voit pas de retombées pour les francophones ».

Il ajoute qu’en Saskatchewan il n’y a pas de données exactes sur l’évolution des cibles en garderies francophones.

Engagements politiques

Elizabeth May, Justin Trudeau, Andrew Scheer, Maxime Bernier, Yves-François Blanchet et Jagmeet Singh sur un plateau de télévision lors d'un débat des chefs.

De gauche à droite : Elizabeth May, Justin Trudeau, Andrew Scheer, Maxime Bernier, Yves-François Blanchet et Jagmeet Singh

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La CNPF revendique un engagement ferme et précis de la part des provinces sur « les montants et les places » en petite enfance dans le cadre d’une éventuelle modernisation de la loi.

En campagne électorale, le chef libéral, Justin Trudeau, a promis la création de 250 000 nouvelles places en service de garde avant et après l'école pour les enfants de moins de 10 ans.

De leur côté, les conservateurs promettent de ressusciter des crédits d'impôt remboursables de 1000 $ pour les activités sportives et de 500 $ pour les activités d’art ou d’apprentissage d’un enfant.

Le Nouveau Parti démocratique promet un investissement de 10 milliards de dollars pour créer un système national de garderie.

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