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Tirs croisés entre Scheer et Bernier dans la région de Québec

Andrew Scheer et Maxime Bernier s'adressent aux médias.

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, faisait campagne en Beauce, où se présente le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier.

Photo : Radio-Canada

Valérie Boisclair

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Andrew Scheer, a poursuivi sa tournée vendredi après-midi en Beauce, territoire que tente de conserver le transfuge et chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier. Ce dernier estime que Scheer sent que son candidat est « en danger » à quelques jours du scrutin.

Interrompu à trois reprises durant son court discours par les cris des militants rassemblés en Beauce, le chef conservateur est venu soutenir sur le terrain son candidat, l'ancien maire de Saint-Elzéar, Richard Lehoux, qui livre une lutte serrée au chef du Parti populaire. Le choix est clair pour la Beauce, et ce choix est Richard Lehoux! a lancé Andrew Scheer.

Je sais que grâce à son travail acharné, la circonscription de Beauce va encore une fois voter conservateur, a-t-il dit, répétant ensuite l'importance d'élire un gouvernement conservateur majoritaire plutôt qu'une coalition formée par les libéraux de Justin Trudeau et les néo-démocrates de Jagmeet Singh.

Non seulement le Parti conservateur compte sur ce siège pour faire pencher la balance de son côté alors que le scénario d’un gouvernement minoritaire se dessine à l’horizon, mais il entend aussi défaire Maxime Bernier, qui a claqué la porte du parti après avoir perdu par une mince marge la course à la chefferie du PCC.

Je sais que la région a été touchée par les inondations, et c’est une autre raison pour vous donner un député qui va travailler pour son monde, et non un député qui travaille uniquement sur ses ambitions personnelles.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Des producteurs laitiers de la région venus assister au discours du chef conservateur ont fait valoir qu'ils tenaient eux aussi à déloger M. Bernier, lui qui a fait campagne en promettant d'abolir la gestion de l'offre.

C'est nous autres, les producteurs, qui l'ont fait battre à la dernière minute à la convention de la chefferie du Parti conservateur. C'est encore nous qui allons le faire battre comme député en Beauce, a prédit Raymond Roy, un agriculteur de la région.

De l’avis du principal intéressé, la présence d’Andrew Scheer en Beauce est signe qu’il s’inquiète de l’issue de la course dans cette circonscription. Je pense qu’il s’aperçoit que son candidat ne sera peut-être pas élu comme il pensait, et il vient donner en fin de campagne un coup de main parce que peut-être que son candidat est en danger en Beauce, a réagi Maxime Bernier, qui faisait campagne à Québec vendredi.

Le chef du Parti populaire entend faire mentir son vis-à-vis conservateur, qui avait prédit au dernier débat des chefs en français que Maxime Bernier n’allait « même pas gagner en Beauce ». Il affirme toutefois ne rien tenir pour acquis.

Un peu plus tôt, Maxime Bernier avait réservé ses attaques au Bloc québécois, dont il juge la montée dans les intentions de vote « un peu surprenante ».

Si on regarde notre plateforme électorale, et je compare ça à celle du Bloc québécois, je peux dire aux Québécois nationalistes qu'ils ont une place au sein de notre parti, a-t-il assuré.

Rappelant que son parti était en accord avec les demandes formulées par le premier ministre québécois François Legault en début de campagne, le chef du Parti populaire a fait valoir que ses positions étaient tout aussi nationalistes, sinon plus, que celles du chef bloquiste Yves-François Blanchet.

Notre dossier Élections Canada 2019

Pour le chef du Bloc, qui était de passage en avant-midi à Québec, se retrouver dans la course de qui va le mieux porter la région de Québec au Parlement fédéral […] compte beaucoup.

Ce n’est pas par hasard qu’on est à Québec, et c’est sûr que des gens aimeraient m’entendre dire que le Bloc a la prétention de ramasser plein de comtés à Québec, mais on n’a pas la prétention de ça, a déclaré Yves-François Blanchet.

Je pense qu’on a réussi à ce que les gens de Québec nous considèrent sérieusement, a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne

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