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Élections fédérales : peu de candidats ont répondu aux questions de la SSTA

Un drapeau acadien planté dans la pelouse devant plusieurs drapeaux du Canada.

Les candidats sondés par la Société Saint-Thomas d'Aquin se disent en faveur d'une modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Photo : Getty Images / Instants

François Pierre Dufault

Seulement le quart des candidats qui briguent un siège à l'Île-du-Prince-Édouard lors des élections fédérales du 21 octobre ont répondu aux questions de la Société Saint-Thomas d'Aquin (SSTA) sur les enjeux de la francophonie insulaire et canadienne, déplore l'organisation.

L'organisme porte-parole de la francophonie insulaire a voulu sonder les candidats dans les quatre circonscriptions fédérales de la province, afin de connaître leur position sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles, l'immigration francophone, et le pouvoir de dépenser d'Ottawa en santé et en éducation de langue française.

Quand on est un organisme porte-parole, on veut savoir si [les candidats] sont à l'écoute et s'ils répondent à nos interventions par rapport à l'appel à l'action pour notre communauté qui est la communauté acadienne et francophone, affirme Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de la SSTA.

En septembre, l'organisme a envoyé un questionnaire par courriel aux 18 candidats qui briguent les suffrages dans les circonscriptions de Cardigan, Charlottetown, Egmont et Malpeque.

Isabelle Dasylva-Gill devant un drapeau acadien.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société Saint-Thomas d’Aquin.

Photo : Radio-Canada / CBC / Sarah MacMillan

Vendredi, à trois jours du scrutin, la SSTA affirme que deux des candidats sondés ont répondu à son questionnaire. Un de ces candidats a aussi rencontré en personne des représentants de l'organisme. Enfin, trois autres candidats ont rencontré en personne des représentants de l'organisme sans toutefois répondre au questionnaire par écrit.

Au total, ce sont donc cinq candidats sur 18 qui ont répondu aux questions de l'organisme porte-parole de la communauté acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard.

Isabelle Dasylva-Gill s'attendait à plus.

De manière globale, on reste sur notre appétit par rapport au taux de réponse. Quand on voit tous les efforts déployés pour aller chercher tous les candidats et de leur donner l'occasion de s'exprimer, on arrive à un résultat qui ne répond pas à nos attentes.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société Saint-Thomas d'Aquin

Dans la circonscription d'Egmont, où se trouve la région Évangéline, le député sortant et candidat libéral Bobby Morrissey a répondu par écrit au questionnaire de la SSTA tandis que le candidat conservateur Logan MacLellan a rencontré en personne des représentants de l'organisme.

Dans la circonscription voisine de Malpeque, le candidat néo-démocrate Craig Nash a répondu par écrit au questionnaire de l'organisme francophone en plus de rencontrer ses représentants. La candidate verte Anna Keenan a aussi participé à une rencontre.

Darcie Lanthier, qui représente le Parti vert dans la circonscription de Charlottetown, a rencontré à son tour des représentants de la SSTA, sans toutefois répondre au questionnaire par écrit.

Les personnes qu'on a rencontrées ont fait l'effort de nous répondre. À ce chapitre, je crois qu'il y a eu des échanges intéressants. Ça nous a donné aussi l'occasion de sensibiliser directement les candidats et de savoir où ils se trouvent sur le baromètre, souligne Isabelle Dasylva-Gill en entrevue à l'émission Le Réveil Île-du-Prince-Édouard.

Tous les candidats sondés par la SSTA se sont dits en faveur d'une modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Aucun candidat de la circonscription de Cardigan n'a répondu à l'invitation.

Même silence de la part du libéral Sean Casey, qui brigue un troisième mandat dans Charlottetown et qui a été secrétaire parlementaire responsable du dossier des langues officielles à Ottawa en 2017 et 2018.

La Société Saint-Thomas d'Aquin se demande à l'avenir si un questionnaire est la meilleure manière de rejoindre des candidats. Dans le cas présent, ça n'a pas été efficace, reconnaît Isabelle Dasylva-Gill. Ce qui me gène aussi de ces questionnaires, c'est qu'ils ne nous donnent pas la possibilité de juger en personne du niveau de connaissance et de reconnaissance qu'ont les candidats des enjeux de notre communauté.

Île-du-Prince-Édouard

Politique fédérale