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Maxime Bernier courtise les Québécois nationalistes

Photo de Maxime Bernier en visite dans les studios de Radio-Canada.

Maxime Bernier au micro de « Midi info », à Radio-Canada

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

À quelques jours du scrutin, le chef du Parti populaire du Canada (PPC) lance un appel au nationalisme des Québécois. Maxime Bernier estime que sa formation politique est celle qui répond le mieux aux attentes du premier ministre François Legault.

Je veux dire aux Québécois nationalistes que nous avons le programme politique qui répond à leurs besoins, qui répond à leurs demandes, qui répond à la demande de M. Legault, lance le chef.

Il fait principalement référence au désir du gouvernement Legault de réduire le nombre d’immigrants qui entrent au Québec chaque année et d’augmenter le ratio d’immigrants économiques.

On est le seul parti politique qui prône pour un seuil d'immigration plus bas, fait valoir Maxime Bernier, en rappelant que le PPC souhaite que le Canada accueille 150 000 immigrants par année, alors que plus de 300 000 nouveaux arrivants se sont installés au pays en 2018.

Maxime Bernier lors du lancement de campagne nationale du Parti populaire du Canada, en Beauce.

Maxime Bernier a fondé le Parti populaire du Canada en septembre 2018.

Photo : Radio-Canada

Respect des compétences

Dans ses discours, Maxime Bernier mise aussi beaucoup sur l'idée de redonner de l’autonomie aux provinces en réduisant le rôle de l’état fédéral.

À cet égard, il considère que sa plateforme électorale est même plus nationaliste que celle du Bloc québécois, à la différence qu’elle s’adresse à toutes les provinces canadiennes.

Le NPD, les verts et les libéraux ont fait des promesses dans des champs de compétences provinciales; en santé, en logements et en éducation avec de l'argent qu'on n'a pas, dénonce le député sortant de Beauce.

On répond très bien à M. Legault et on répond très bien au capitalisme québécois, parce qu'il n'y aura pas d'ingérence dans les champs de compétences.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Défi de notoriété

En dressant le bilan des dernières semaines, Maxime Bernier estime que les débats nationaux télévisés auront été un point tournant dans la campagne électorale.

D’abord exclu de ces débats, le chef du PPC a finalement pu y participer, puisque le commissaire aux débats, David Jonhston, a déterminé que plus d’un candidat soutenu par le parti a une véritable chance d’être élu.

Notre grand défi, c'était d'être connu, admet celui qui a fondé le PCC il y a à peine plus d’un an, après avoir claqué la porte du Parti conservateur. Je peux vous dire qu'avant les débats, il y a au moins 50 % de la population qui ne [savait] pas qu'il y avait un nouveau parti sur la scène fédérale.

Jagmeet Singh et Maxime Bernier débattent.

Jagmeet Singh et Maxime Bernier au débat national du 7 octobre

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Je ne crois pas les sondages qui nous mettent à 2 % depuis le début.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Maxime Bernier rappelle qu’à sa première campagne électorale, sa jeune formation politique est parvenue à présenter des candidats dans plus de 90 % des circonscriptions, soit 315 sur un total de 338.

Le chef ne s’avance pas sur le pourcentage de voix qu’il espère obtenir à l’échelle nationale le 21 octobre.

Il n’hésite pas toutefois à faire cette prédiction : Je peux vous dire qu'il y aura pas juste un candidat du PPC qui va être élu. On va voir ce qu'il va arriver, mais je suis assez confiant.

Maxime Bernier tente de se faire élire en Beauce pour un cinquième mandat. Signe que la course sera serrée, le chef conservateur Andrew Scheer était dans la région vendredi pour prêter main-forte à son candidat, Richard Lehoux.

Québec

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