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L'expérience d'une première cohorte en sport électronique au Collège du Mont-Sainte-Anne

Joshua Roy, entouré de ses camarades de classe, en pleine séance de jeu électronique.

Joshua Roy fait partie de la quinzaine d'élèves admis au programme de sport électronique du Collège du Mont-Sainte-Anne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un mois et demi après la mise en place d'un programme de formation en sport électronique, le Collège du Mont Sainte-Anne est satisfait de son déroulement. Il y a quelques mois, l'établissement a fait fi des critiques en annonçant ce nouveau programme.

Parmi les nombreuses candidatures, une quinzaine de jeunes ont été admis au nouveau programme lancé à la rentrée. Sa mise en place était toutefois contestée et plusieurs craignaient la cyberdépendance chez les jeunes.

Le sport électronique ne développe pas plus de dépendance que n’importe quelle autre activité si les jeunes sont dans un milieu sain, s’ils se sentent bien et s’ils sont épanouis, assure le directeur Olivier Audet.

Le Collège du Mont Sainte-Anne est bien conscient des enjeux de santé mentale reliés à une trop grande pratique des jeux vidéo. Pour diriger le programme, Gabriel Boisvert, un ancien employé de l’Académie Esports de Montréal, a été repêché. Le coordonnateur encadre les jeunes en leur offrant notamment des formations sur la cyberdépendance.

Les joueurs, qui passent 7 h 30 devant l’écran chaque semaine, doivent obtenir de bons résultats scolaires pour poursuivre leur cheminement en sport électronique. Le programme vise à garder les élèves plus motivés en classe et favorise la socialisation. Gabriel Boisvert constate d’ailleurs que ses élèves se développent beaucoup, au niveau interpersonnel, entre autres.

L’objectif, ce n’est pas d’en faire des "gamers" professionnels, mais plutôt d’en faire des gens qui vont être de meilleurs citoyens et qui vont savoir gérer l’utilisation des jeux vidéo.

Gabriel Boisvert, coordonnateur programme sport électronique.

Les parents y voient aussi de grands bénéfices.

C’est rassurant, c’est dans un contexte académique dans lequel il se développe. [...] Le soir, c'est rempli d’activités sportives et culturelles, il ne s’ennuie jamais, dit Catherine Gaucher, la mère d’un élève. La famille résidant à Shefford, son fils a choisi de devenir pensionnaire au Collège pour pouvoir participer au programme.

De leur côté, les élèves ne croient pas que leur concentration aura un impact négatif sur leur vie.

Si je dépasse une certaine limite de temps de jeux vidéo, que je joue trop ou que je deviens accro, ils vont tout simplement me retirer du programme, explique Joshua Roy, élève admis au programme de sport électronique. 

L’école songe déjà à accueillir une deuxième cohorte. La Direction de santé publique de l’Estrie ainsi qu’un professeur de la Faculté des sciences de l'activité physique de l’Université de Sherbrooke évaluent la concentration et feront certains tests pour apporter des ajustements, si nécessaire.

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