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L'Ontario veut poursuivre les négociations avec les enseignants et éviter une conciliation

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, assure que son équipe est prête 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour poursuivre les négociations.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, assure que rien n'est exclu de la table des négociations avec les enseignants, mais il souhaite que les discussions se concentrent sur des questions qui touchent directement les élèves.

Stephen Lecce demande aux syndicats de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEÉSO) et la Fédération des enseignants de l’élémentaire (FEEO), qui représentent des enseignants de l’élémentaire et du secondaire, de négocier de bonne foi avec le gouvernement afin d'éviter une médiation.

J'appelle à la fois la FEÉSO et la FEEO à mettre l'accent sur la conclusion d'un accord pour améliorer nos offres et continuer à être raisonnables, et à démontrer que nous voulons garder nos enfants dans les classes, a déclaré vendredi le ministre alors que la FEÉSO a déposé une demande de conciliation, considérant que les négociations avec la province sont au point mort.

La FEEO, qui représente les enseignants des écoles élémentaires publiques, a également demandé une conciliation mercredi, affirmant que ses discussions avec le gouvernement n'avançaient pas.

Mon équipe continue d'être prête 24  heures sur 24, 7 jours sur 7, à négocier de bonne foi avec les partenaires de l'éducation pour éviter les interruptions de travail, a toutefois assuré Stephen Lecce.

Les enseignants ontariens et les travailleurs représentés par le syndidat sont sans convention collective depuis la fin août.

Le président de la FEÉSO, Harvey Bischof, a déclaré qu'aucun progrès n'avait été accompli après cinq jours de négociations avec le gouvernement et les conseils scolaires.

Il affirme que le syndicat a demandé l'aide d'un agent de conciliation pour que les discussions à venir se poursuivent la semaine prochaine et au début de novembre.

Plus tôt cette semaine, la FEÉSO a annoncé qu'elle organiserait un vote de grève qui se terminera le 15 novembre.

Harvey Bischof parle aux médias sur un podium lors d'un point de presse à Queen's Park à Toronto.

Harvey Bischof est le président de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

La FEÉSO souhaite notamment ajuster les salaires des enseignants et du personnel de l'éducation à l'inflation et au coût de la vie, ce qui se traduirait présentement par une augmentation salariale de 2 %, selon Harvey Bischof.

Le ministre rapporte que cela constitue la priorité des syndicats à la table des négociations, alors qu'il préfère de son côté accorder plus de ressources en classe.

Je suis prêt à être raisonnable. Mais je veux que l'accent soit mis sur le déplacement des ressources dans les classes, a-t-il déclaré.

La semaine dernière, le ministre des Finances de l’Ontario, Rod Phillips, a assuré que le gouvernement comptait s’en tenir comme prévu à des augmentations maximales de 1 % par année pour les employés du secteur public, y compris les enseignants.

Stephen Lecce souhaite que les syndicats fassent preuve de flexibilité sur l’augmentation de la rémunération des enseignants.

Ils ont clairement indiqué que 1 % ou 700 000 millions, ce n'est pas suffisant, déplore-t-il. Il sera très difficile de faire des indemnités la ligne de front fondamentale du débat, a toutefois ajouté le ministre.

Il y a 10 jours, le Syndicat canadien de la fonction publique a conclu une entente de principe à quelques heures du déclenchement d’une grève. Le SCFP représente notamment des concierges, aides-enseignants et employés de bureau.

Avec des informations de La Presse Canadienne

Toronto

Éducation