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chronique

Pourquoi est-ce si difficile de prévoir l’évolution des ouragans?

Un bateau échoué à Petit-Cap après la tempête.

Des bateaux de pêche poussés par Dorian se sont échoués sur la grève à Petit-Cap.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Mariève Bégin

Comme on l’a constaté avec Dorian cet automne, les prévisions de trajectoire d’ouragan comprennent toujours un certain degré d’incertitude, et ce, même en 2019. Des populations entières surveillent d’heure en heure les changements quant à l’endroit où passera l’oeil de l’ouragan; une bifurcation peut avoir un grand impact sur les secteurs touchés.

Des marges d'erreur pour chaque système

La difficulté pour les prévisionnistes réside dans le fait qu’une tempête tropicale est dirigée par tous les autres systèmes qui l’entourent et ces multiples facteurs à considérer comprennent tous une certaine marge d’erreur. Il est ainsi très complexe de déterminer la façon dont chacun des systèmes évoluera et influera sur les autres.

Prévisions plus fiables qu'autrefois

Les prévisions de trajectoires se sont tout de même améliorées considérablement dans les dernières années. Aujourd’hui, on peut rapidement avoir une approximation fiable des régions qui seront les plus touchées par le passage d’un ouragan.

Pour être exact, la marge d’erreur est de 126 km, 48 h avant le passage du cyclone et de 88 km 24 h à l’avance. Ces distances peuvent sembler importantes, mais un progrès considérable a été fait en une quinzaine d’années. À titre comparatif, en 2003 lors du passage de Juan, ces marges d’erreur étaient respectivement de 213 km et 133 km.

Reste que la marge d’erreur existe toujours; c’est pourquoi on continue de mettre en garde les régions autour de la trajectoire d’un ouragan de se préparer; mieux vaut être prêt à être touché.

Des changements de force imprévisibles

Chez les météorologues, la grande question qui reste à être élucidée, c’est celle du changement de force des cyclones, selon Bob Robichaud, météorologue au Centre canadien de prévision des ouragans. Les experts n’ont pas encore percé le mystère qui plane autour des changements d’intensité des systèmes tropicaux, qui se font parfois très rapidement.

C’est pour cette raison que vous pouvez vous coucher en observant des prévisions qui indiquent qu’un ouragan de catégorie 1 approche, et vous réveiller en apprenant qu’il est finalement de catégorie 4, par exemple.

D’ailleurs, en septembre dernier, Dorian est passé à la catégorie 5 très rapidement lors de son passage sur les Bahamas, et ce n’est pas ce qu’on prévoyait.

Des météorologues s’affairent à trouver une façon de déterminer à l’avance et en détail l’évolution de ces systèmes. Rappelons que les catastrophes naturelles, comme les ouragans, vont survenir de plus en plus souvent dans les prochaines années en raison de la crise climatique, selon les experts.

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