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Comment voter en français aux élections fédérales

Sur un bout de table est posée une boîte en carton estampillée Élections Canada.

Le 21 octobre, les Canadiens sont appelés aux urnes.

Photo : Radio-Canada / Olivier Jodouin

Francis Beaudry

Voici un guide pratique pour les francophones qui veulent obtenir un service en français dans leur circonscription le jour du vote.

Les électeurs désirant aller déposer leur bulletin de vote en français peuvent le faire dans toutes les circonscriptions s'ils en font la demande à leur arrivée au bureau de scrutin.

L’employé à l’accueil, qui doit toujours être bilingue, selon le Manuel du directeur de scrutin, doit s’assurer d'orienter les requérants francophones vers les employés qui parlent français pour répondre à leurs questions dans cette langue.

Si le travailleur électoral ne parle pas français, il a la consigne d’aller chercher un collègue qui peut s’exprimer dans cette langue.

Les documents officiels d’Élections Canada sont rédigés en anglais et en français, incluant les consignes pour le vote.

Le directeur de scrutin doit s’assurer d’avoir au moins une personne désignée bilingue en tout temps dans tous les bureaux désignés.

De plus, une liste des employés bilingues doit être établie et facilement accessible aux travailleurs du bureau de scrutin, selon les consignes d’Élections Canada.

Une expérience décevante

Jonathan Tolsma, un électeur de la circonscription d’Ottawa-Sud, raconte avoir eu beaucoup de difficultés à recevoir des services en français à son bureau de scrutin, lundi dernier, lors du vote par anticipation.

Il affirme qu’après avoir dit en français : je suis ici pour voter, aux employés d’Élections Canada, il n’a pas été orienté vers du personnel qui pouvait répondre à ses questions dans sa langue.

Il dit avoir eu à évoquer la volonté de formuler une plainte à Élections Canada pour être finalement dirigé vers un employé bilingue qui a pu l'aider à voter en français.

Il n'a toutefois pas déposé de plainte officielle.

Élections Canada dit ne pas émettre de commentaires sur des cas individuels. Nathalie de Montigny, porte-parole d'Élections Canada, affirme que les cas de plaintes sont analysés individuellement et qu'un suivi des cas soulevés est régulièrement fait avec les directeurs de scrutin.

  • En vertu de la Loi sur les langues officielles, il incombe au directeur de scrutin de faire en sorte que les Canadiens puissent communiquer et recevoir des services dans la langue officielle de leur choix.
  • Si les directives d’Élections Canada quant aux langues officielles ne sont pas respectées, les électeurs peuvent enregistrer une plainte directement sur le site web de l’organisme ou par téléphone.

Un service d’interprète disponible

Si les circonstances font qu’aucun travailleur électoral ne parle français dans le bureau de scrutin, il est possible de demander le service d’un interprète

Selon Nathalie de Montigny, des interprètes sont engagés partout au pays pour s’assurer que les services soient rendus dans les deux langues.

Dans la situation où un interprète est demandé, l’électeur, le travailleur d’élection et l’interprète sont mis en appel conférence à trois, afin que l’interprète puisse traduire les questions de l’électeur, et les réponses du travailleur d’élection.

Nathalie de Montigny, porte-parole d'Élections Canada

Nathalie de Montigny n'a cependant pas pu indiquer le nombre d’interprètes engagés par Élections Canada partout au pays ni le temps d’attente qui pourrait accompagner une telle demande.

Toronto

Politique fédérale