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Une francophonie ontarienne « fracturée »

Multiculturalisme

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Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) compte mettre sur pied un comité consultatif après la publication d'un rapport qui note un manque d'inclusion des communautés dites des minorités raciales et ethnoculturelles francophones (MREF).

Le rapport Par, pour et avec dénote :

  • qu'il y a une fracture dans la francophonie ontarienne entre les francophones dits "de souche" et la francophonie plurielle,
  • que l'AFO ne sert pas les intérêts des communautés MREF,
  • que les leaders des communautés MREF se sentent exclus du dossier de l'immigration francophone,
  • que les jeunes devraient être davantage inclus,
  • qu'il y a un manque de financement.

On a une communauté minoritaire à l'intérieur d'une communauté minoritaire. Ce n'est pas facile.

Peter Hominuk, directeur général de l'AFO

Dès la semaine prochaine, l'AFO compte d'ailleurs lancer un appel à candidatures afin de recruter une vingtaine de personnes qui composeront le comité consultatif.

Un homme dans la cinquantaine quand même gros avec les cheveux poivres et sel

Le directeur général de l'AFO, Peter Hominuk

Photo : Radio-Canada

Elles devraient se réunir pour la première fois début décembre puis deux ou trois fois de plus d'ici la fin mars, selon Peter Hominuk. La mission du comité sera d'aviser l'AFO sur la manière de mettre en oeuvre les recommandations et améliorations nécessaires d'une façon réaliste, avec les ressources qu'on a, précise le directeur général.

Un rapport crédible

Le rapport découle de consultations organisées par l'AFO lors de l'été 2018 dans quatre villes ontariennes : Toronto, Ottawa, Sudbury et London. Léonie Tchatat, la fondatrice et directrice de La Passerelle-I.D.É, les a animées et a produit le rapport.

La Passerelle-I.D.É a perdu son financement provincial en juin, peu après la publication d'enquêtes de Radio-Canada et du Toronto Star qui révélaient que l'organisme aurait tenté de gonfler les résultats du programme Tremplin Emploi et qu'un financement de 400 000 $ versé à La Passerelle-I.D.É. pour un programme visant à aider les prostituées à se sortir du proxénétisme n'aurait pas servi pour ce type de programme.

La Passerelle-I.D.É a toujours rejeté toute allégation de mauvaise gestion des fonds publics. La Passerelle-I.D.É, Léonie Tchatat et son comptable Guy Taffo ont déposé une poursuite en diffamation contre le quotidien torontois en août dernier.

Le directeur général de l'AFO, Peter Hominuk, affirme que le rapport rédigé par Léonie Tchatat est crédible et important.

Je pense que le rapport fait foi de consultations qui ont été menées. Nous, on avait demandé à Léonie d'animer ces rencontres-là. Le rapport qui est produit est un reflet des discussions qui ont eu lieu dans les diverses communautés. [...] C'est le reflet de ce que les gens ont dit de beau et de moins beau. C'est le constat des gens, dit Peter Hominuk, qui a d'ailleurs participé aux consultations.

Je pense que les gens se retenaient depuis un bout de temps. [...] Si on va se parler et, si on va avancer, il faut être capable de se dire les vraies choses, croit Peter Hominuk.

Il explique également que la parution du rapport a été retardée, notamment en raison du mouvement de Résistance des Franco-Ontariens en réaction aux coupures du gouvernement Ford. Par la suite on ne voulait pas le publier en plein milieu de l'été non plus. On trouvait que ça avait suffisamment d'importance, explique le directeur général de l'AFO qui assure vouloir agir rapidement dans ce dossier.

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