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Trois femmes reconnues coupables d’une agression sexuelle diffusée sur Facebook

Eunice Ilunga, 40 ans, faisait face à des accusations d'agression sexuelle, de séquestration, de voies de fait armées, d'intimidation et de méfait.

Eunice Ilunga, 43 ans, faisait face à des accusations d'agression sexuelle, de séquestration, de voies de fait armées, d'intimidation et de méfait.

Photo :  Facebook

Radio-Canada

Les trois femmes accusées d’avoir enlevé, séquestré et agressé sexuellement une autre femme en 2015, en plus d’avoir diffusé son supplice sur Facebook, ont été reconnues coupables de la majorité des chefs d’accusations pesant contre elles. Elles seront incarcérées en attendant leur sentence.

La Couronne réclame maintenant une peine de plus ou moins une dizaine d’années d’incarcération pour Eunice Ilunga, le cerveau allégué de l’opération.

Les procureurs demandent également à ce que les deux complices dans l’affaire, Sandrine Tomba-Kalema et Safi Mahinka, écopent de moins d’une dizaine d’années derrière les barreaux.

Ces dernières, selon le juge, ont fait preuve d’aveuglement volontaire en suivant les ordres de Mme Ilunga.

Le trio d’accusées a enlevé la victime le 3 juillet 2015. Lors de son témoignage, cette dernière a relaté que ses agresseuses lui ont appliqué de la crème épilatoire sur sa région pelvienne — scène qui a été filmée et diffusée sur Facebook.

Dans une autre vidéo, la victime se fait frapper par quelqu’un pendant que des femmes crient en lingala, une langue bantoue parlée au Congo. Mme Ilunga aurait voulu se venger d’une présumée relation amoureuse entre la victime et un homme. Le procès a commencé en décembre 2017.

La vidéo a été cruciale pour l’obtention d’un verdict de culpabilité dans la majorité des chefs d’accusation, a noté l'enquêteur du Service de police d'Ottawa (SPO), Marc-André Guy, après l'audience de vendredi. Il a aussi salué au passage le courage de la victime, un élément qu'ont aussi souligné les procureurs de la Couronne.

On a un cas ici où la victime s’est manifestée dans un contexte très difficile, très intimidant. Elle a eu le courage de se présenter devant la cour pour expliquer ce qui lui est arrivé, a noté le procureur James Cavanagh, à sa sortie du palais de justice.

Liberté conditionnelle révoquée

Les trois femmes étaient libres sous certaines conditions pendant la durée du procès. La Couronne a cependant demandé qu’elles soient incarcérées en attendant de recevoir leur peine, car elles pourraient tenter de prendre la fuite, compte tenu du verdict de culpabilité.

Le juge a accepté la demande et les accusées sont sorties de la salle escortées par les policiers.

La défense s’oppose à cette décision. Les parties seront de retour en cour le 29 octobre pour les plaidoiries de la défense sur la libération conditionnelle des femmes.

Avec les informations de Gilles Taillon

Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites