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Les enseignants demandent 8 % en plus des augmentations du secteur public

Josée Scalabrini, en studio.

Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

La Presse canadienne

Les enseignants du primaire et du secondaire membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) demandent une majoration de 8 %, à titre de rattrapage, en plus des augmentations de salaire qui seront éventuellement octroyées aux autres employés de l'État.

Trois fédérations de la CSQ représentant les enseignants, les professionnels et le personnel de soutien scolaire ont en effet rencontré la presse, vendredi à Québec, pour présenter leurs demandes, appelées « sectorielles ».

Habituellement, les demandes sectorielles portent sur les conditions de travail. Cette fois, fait inusité, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) de la CSQ demande une majoration de 8 % afin de rattraper « ce qui a été perdu dans les dernières années » et de valoriser la profession enseignante, a expliqué Josée Scalabrini, présidente de la FSE.

Et cette majoration de 8 % s'ajouterait aux éventuelles augmentations de salaire qui seront accordées aux 475 000 employés de l'État.

À l'heure actuelle, l'échelle de salaire des enseignants ne compte pas moins de 17 échelons. Au premier échelon, ceux-ci ne touchent que 42 431 $; au cinquième échelon, 50 118 $; au dixième échelon, 61 712 $; et jusqu'à 82 585 $ au dix-septième échelon.

La moyenne canadienne serait de 94 000 $, selon la FSE.

Le gouvernement du Québec a déjà exprimé son intention d'éliminer les premiers échelons salariaux pour rendre la profession plus attirante, surtout en cette période de pénurie d'enseignants.

Mme Scalabrini dit y voir une « bonne nouvelle » pour les jeunes enseignants, mais insuffisante pour les autres.

Ratios et précarité

Parmi leurs autres demandes, les enseignants revendiquent un abaissement des ratios maître-élèves, en plus de ratios qui tiennent compte du nombre de plans d'intervention pour les élèves dans la classe. Mme Scalabrini rapporte que ses membres tiennent à des « classes équilibrées ».

La FSE-CSQ veut également s'attaquer à la précarité de ses membres, puisque 46 % sont à statut précaire – des postes à forfait, par exemple.

Professionnels et soutien

Les professionnels de l'éducation de la CSQ ont aussi des revendications distinctes auxquelles ils tiennent mordicus. Il s'agit d'orthophonistes, de psychologues et autres.

Ainsi, ces professionnels ne veulent plus servir de marge de manœuvre aux commissions scolaires, qui suppriment leurs postes lorsqu'elles sont aux prises avec des compressions budgétaires.

On veut des seuils de services et des sommes protégées, a plaidé le président de cette fédération, Jacques Landry.

Quant aux employés du soutien scolaire, ils veulent aussi voir leur sort s'améliorer sur le plan des conditions de travail. Ils formulent notamment des demandes en ce qui a trait au recours à la sous-traitance.

Ces trois fédérations de la Centrale des syndicats du Québec représentent ensemble environ 100 000 travailleurs.

Les demandes appelées intersectorielles, qui regroupent les secteurs de la santé, de l'éducation et de la fonction publique, doivent être déposées d'ici la fin du mois. Elles portent traditionnellement sur les salaires, la retraite et les droits parentaux.

On ignore encore si le front commun intersyndical CSQ-CSN-FTQ parviendra à se reconstituer cette fois-ci, puisque des désaccords sont apparus dans la stratégie.

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