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Trois pays européens veulent interdire la cryptomonnaie de Facebook

Pièces de monnaie placées devant un écran où il est écrit « libra ».

La libra de Facebook

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Agence France-Presse

La France, l'Italie et l'Allemagne ne souhaitent pas accueillir la libra, la cryptomonnaie de Facebook, a annoncé vendredi le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire.

La libra n'est pas la bienvenue sur le territoire européen. Nous prendrons des mesures avec les Italiens et les Allemands parce que c'est notre souveraineté qui est en jeu, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

Le ministre français a refusé de dévoiler la nature des mesures qui seront prises pour le moment. C'est le message politique qui est important, a-t-il insisté.

Il a rappelé l'un des points particulièrement litigieux : le fait que la libra sera liée à certaines devises.

Il suffit que Facebook décide d'avoir plus d'euros ou plus de dollars pour avoir une incidence sur le niveau de change de l'euro ou du dollar, et donc une influence directe sur le commerce, l'industrie, les États qui ont comme monnaie de référence l'euro ou le dollar.

L'homme est devant des micros.

Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire

Photo : Reuters / Philippe Wojazer

Toujours selon le ministre, cela affectera l'efficacité des États et affaiblira l'indépendance de la politique monétaire. Veut-on que la politique monétaire soit aux mains d'une entreprise privée comme Facebook? Ma réponse est assurément non, a-t-il conclu.

Bruno Le Maire a toutefois souligné qu'il n'était pas contre l'établissement d'une monnaie numérique publique sur laquelle la France est disposée à travailler dans un cadre européen.

La bonne réponse n'est pas une monnaie numérique privée sous la direction d'une des plus grandes multinationales de la planète, qui a 2,4 milliards de clientes et clients, a-t-il encore martelé.

Le Groupe des sept pays les plus industrialisés réuni à Washington jeudi avait déjà convenu que la condition pour lancer les cryptomonnaies stables, comme la libra, était l'instauration d'un cadre juridique.

Nous convenons qu'aucun projet de monnaies numériques stables ne devrait être lancé tant que les problèmes et les risques juridiques, réglementaires et de surveillance n'auront été réglés de manière adéquate, peut-on lire dans un communiqué de la présidence française du G7.

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