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Le Parc régional Val-d’Irène mise sur la relève

Skieurs au mont Comi.

Skieurs au mont Comi

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Radio-Canada

Le Parc régional Val-d’Irène offrira ses pentes gratuitement cet hiver aux groupes scolaires de toutes les écoles de la MRC de la Matapédia.

Maintenant que la crise financière est chose du passé, le centre de ski se tourne vers l’avenir et veut donner aux jeunes le goût des sports de glisse.

Cet hiver, les groupes d'élèves des écoles de la MRC de la Matapédia n'auront pas à débourser pour accéder aux pentes, ce sera des « Journées pentes ouvertes » , a lancé, jeudi soir, le directeur général du Parc régional de Val-d’Irène, Germain Barrette, lors de l'assemblée générale de la Corporation du parc régional.

Contrairement à ce qui existe pour les organismes culturels, il n’existe plus aucun programme pour financer l’accès pour les écoles aux installations sportives comme celles de Val-d’Irène.

Un fait que déplore Germain Barrette. Faire du sport, c’est sain. Les jeunes ont de meilleurs résultats à l’école et ils sont en plus en santé.

Le Parc régional peut recevoir jusqu’à 1000 jeunes par année, mais cette clientèle est en baisse.

Moins de jeunes sont initiés au ski ou à la planche à neige. Germain Barrette considère cette offre comme un investissement. C’est pour ramener ces jeunes dans la station, car on vit une diminution assez effrayante, souligne le directeur de Val-D’Irène.

Trois défis

D’ailleurs, la baisse d’achalandage a déjà des impacts sur les revenus.

Si le Parc termine l’année financière avec un surplus de près de 75 000 $, c’est surtout dû à une gestion budgétaire très stricte, car les revenus de la billetterie ont diminué de 60 000 $.

La neige était au rendez-vous, mais aussi de forts vents qui ont ralenti l’enthousiasme de la clientèle. Le développement de jeunes skieurs s’impose comme un défi pour Germain Barrette. Le directeur croit que si un jeune a passé une belle journée, il reviendra et peut-être que ses parents le suivront. C’est bon pour tout le monde.

Petits enfants qui apprennent les rudiments du ski avec des moniteurs.

Apprentis-skieurs à la station de glisse de Val-d'Irène

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Le centre de ski est aussi, comme bien des employeurs, aux prises avec un manque de main-d’oeuvre.

Il manque du personnel à la cuisine, dans les pentes, à la remontée, etc.

C’est aussi un frein au développement. L’an dernier, nous avions un programme sports-études avec Val-Brillant, qui a été arrêté parce que nous n'avions pas de moniteur, illustre Germain Barrette. Pour aider au recrutement de travailleurs, le Parc régional offrira l’hébergement gratuit.

Le dernier défi du Parc régional reste toujours celui des finances.

Même si le centre vient de conclure deux années en surplus budgétaire et qu’il peut se targuer d’avoir effacé complètement son déficit accumulé, l’équilibre reste précaire.

Pour se restructurer, après les saisons catastrophiques de 2015 et de 2016, le Parc régional a pu bénéficier de l'aide de la MRC de la Matapédia.

Des gens assis dans une salle.

Une trentaine de personnes ont assisté, jeudi, à l'assemblée générale de la Corporation du parc régional de Val-D'Irène.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Deux emprunts de 150 000 $ chacun auprès de la MRC et de la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) sont toujours à payer.

Cette année, le Parc a versé des intérêts de 10 % sur ces deux prêts durant quelques mois seulement.

En 2019-2020, ces intérêts devront être versés durant toute l’année. Les soldes de ces deux prêts seront à rembourser à partir de 2022 pendant une période de 5 ans.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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