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« Plus difficile » de construire des pipelines en étant minoritaire, selon MacKay

Peter MacKay s'adresse aux médias, à l'extérieur.

L'ancien ministre conservateur Peter MacKay est venu manifester son soutien à Andrew Scheer.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Philippe-Vincent Foisy

L’ancien ministre conservateur Peter MacKay a donné son appui à Andrew Scheer, jeudi soir, lors d’un rassemblement partisan en Nouvelle-Écosse. Il a d’ailleurs plaidé pour l’élection d’un gouvernement majoritaire afin que les conservateurs puissent mettre en oeuvre leurs politiques énergétiques.

Andrew Scheer a fait un arrêt en Atlantique, dans Nova-Centre, l’ancienne circonscription de M. MacKay. Les conservateurs y présentent un ancien chanteur country, George Canyon, qui a la tâche de déloger le député libéral sortant, Sean Fraser.

L'ex-ministre MacKay a voulu faire taire toutes les rumeurs selon lesquelles il se préparerait à remplacer Andrew Scheer, advenant une défaite électorale, lundi prochain.

On a un chef, il s’appelle Andrew Scheer et je suis ici pour l'appuyer, a-t-il indiqué après le rassemblement. Je suis complètement sûr qu’Andrew Scheer sera le prochain premier ministre.

La semaine dernière, le Globe and Mail rapportait que Peter MacKay avait eu des discussions pour remplacer M. Scheer en cas de revers électoral. Ce n’est pas vrai, a-t-il lancé. C’est une fausse nouvelle.

M. MacKay, qui a déjà été chef du Parti progressiste-conservateur, n’a toutefois pas voulu dire s’il comptait un jour se présenter comme chef du parti ni s’il avait l’intention de devenir premier ministre.

Le poste n’est pas ouvert, a-t-il simplement dit.

Des dizaines de personnes écoutent Peter MacKay.

Peter MacKay est venu au micro pour présenter le candidat conservateur dans Nova-Centre, George Canyon.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Scénario minoritaire

L’ancien ministre conservateur a aussi expliqué pourquoi il espère que le prochain gouvernement soit majoritaire. Peut-être que les Canadiens voient que [les parlements minoritaires] forcent les partis à travailler ensemble, c’est vrai jusqu’à un certain point, a-t-il reconnu.

Selon lui, il est toutefois plus difficile de présenter une politique forte dans un gouvernement minoritaire.

C’est évident qu’il faut chercher les consensus avec les autres partis, mais dans certaines politiques, comme l’enjeu des pipelines, c’est tellement difficile de faire avancer les projets conservateurs.

Peter MacKay, ancien ministre conservateur

Il a ajouté que les autres partis, dont le Bloc québécois, ont indiqué qu’ils ne voulaient pas travailler avec M. Scheer.

Notre dossier Élections Canada 2019

Sur le Québec

M. MacKay espère que les conservateurs puissent augmenter leur contingent de députés au Québec. Malgré la montée récente du Bloc québécois, il ne croit pas que les conservateurs y vivent des difficultés.

Comment explique-t-il, toutefois, le retour en force du parti souverainiste dans les intentions de vote?

Le Québec, c’est spécial, a-t-il expliqué, comme pour l’Atlantique. Il y a beaucoup de personnes qui voient les politiques de façon très personnelles. Je crois que la loi 21 [sur la laïcité de l'État, NDLR], c’est un grand enjeu pour beaucoup de Québécois.

Il n’a toutefois pas voulu préciser sa pensée. Je ne veux pas ouvrir cette boîte de Pandore, a-t-il dit.

Le message d’Obama

L’ex-ministre a aussi commenté l’appui offert par Barack Obama à Justin Trudeau, un geste qu’il juge « inacceptable ».

Je me suis demandé si c’était ça une ingérence étrangère, a-t-il affirmé. Je n’avais jamais vu ça. Un ex-président américain, à la fin de la campagne… c’est inapproprié.

Il a accusé le conseiller principal de Justin Trudeau, Gerald Butts, d’avoir orchestré cet appui. Interrogé à ce sujet au Téléjournal avec Céline Galipeau, jeudi soir, Justin Trudeau a répondu : Il n’y a personne qui dit à Barack Obama ce qu’il doit faire ou ne pas faire.

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