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Justin Trudeau en territoire néo-démocrate montréalais

Il serre des mains lors d'un rassemblement partisan.

Plus de 1000 personnes sont venues assister au discours de Justin Trudeau à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Valérie Boisclair

Près de 1000 personnes se sont donné rendez-vous jeudi soir pour entendre Justin Trudeau à l’occasion de son dernier événement de campagne au Québec, dans Rosemont–La Petite-Patrie, circonscription montréalaise détenue par le Nouveau Parti démocratique depuis 2011.

Galvanisée par les discours de Pablo Rodriguez, Steven Guilbeault, Sophie Grégoire Trudeau puis de la candidate libérale dans Rosemont-La-Petite-Patrie, Geneviève Hinse, la foule a chaudement accueilli le chef libéral. Il y a quelque chose dans l’air ici, et on le sent!, a lancé Justin Trudeau, enthousiaste.

Bien que les libéraux tentent de déloger le candidat néo-démocrate Alexandre Boulerice, qui brigue un troisième mandat dans cette circonscription, le premier ministre a consacré les premières attaques de son discours au Bloc québécois.

[Plus tôt ce matin], à regarder les arbres, à regarder ma ville, à me sentir profondément chez moi, je me suis rendu compte de quelque chose : le Bloc québécois n’a pas le monopole sur la fierté québécoise, a-t-il déclaré, reprenant là un slogan répété cette dernière semaine.

Je suis tellement fier d’être Canadien, je suis tellement fier d’être libéral, je suis tellement fier d’être Québécois, et il n’y a aucune contradiction là!

Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada
Le chef libéral, souriant, micro à la main, lève le poing dans une salle bondée; on voit derrière lui des drapeaux du Canada et du Québec.

Justin Trudeau s'est dit fier d'être canadien et québécois tout à la fois, n'y voyant aucune contradiction.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Tel qu'il l'avait indiqué un peu plus tôt dans la journée, lors d'une entrevue accordée au Téléjournal avec Céline Galipeau, le chef libéral a affirmé que les Québécois veulent être dans l'action, pas dans l'opposition.

Vantant son bilan, notamment en matière de lutte contre les changements climatiques, le premier ministre sortant a souligné que ces avancées n’auraient pas été possibles sans l’aide des Québécois, qui ont décidé d'envoyer 40 députés québécois pour faire partie d'un gouvernement progressiste en 2015.

Justin Trudeau n'a toutefois pas tardé à reprendre ses attaques habituelles contre les conservateurs, les accusant de proposer des mesures d'austérité, comme leurs prédécesseurs conservateurs.

On se retrouve quatre ans plus tard et Andrew Scheer revient nous voir avec le même plan que Stephen Harper. C’est peut-être la seule fois dans leur vie que les politiciens conservateurs décident de faire du recyclage, a-t-il dit sous les huées de la foule.

Le chef du Parti libéral n'aura, en fin de compte, pas passé une minute de son discours à écorcher les néo-démocrates, se présentant à la place comme la seule alternative « progressiste » contre les conservateurs d'Andrew Scheer.

Une personne parle dans un porte-voix à l'effigie du FRAPRU en direction de l'autobus de campagne du Parti libéral du Canada.

Des membres du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) attendaient Justin Trudeau et son équipe à leur arrivée à un rassemblement partisan à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour le deuxième soir d’affilée en sol québécois, Justin Trudeau a été accueilli par des manifestants. La veille, une cinquantaine de militants pour le climat attendaient le chef libéral lors de son arrivée à Sherbrooke, pancartes à la main, l'accusant d'être un criminel climatique et de ne pas avoir tenu ses promesses.

Jeudi soir, les manifestants ont toutefois été tenus à l'écart.

Une vingtaine de protestataires du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) étaient là bien avant le discours du chef libéral. En soirée, ils ont bravé la pluie pour dénoncer la pénurie de logements sociaux. Une dizaine d’autres personnes étaient quant à elles sur les lieux du rassemblement pour demander à Justin Trudeau de « sortir le Canada d’Haïti ».

Le chef libéral représente la circonscription montréalaise de Papineau depuis 2008.

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