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Mark Zuckerberg plaide pour plus de liberté d'expression

Mark Zuckerberg, debout derrière un lutrin en bois, s'adresse à une foule.

Mark Zuckerberg lors de son plaidoyer sur la liberté d'expression

Photo : Getty Images / Riccardo Savi

Agence France-Presse

Le patron de Facebook s'est livré jeudi à un long plaidoyer en faveur d'une interprétation large de la liberté d'expression.

En cas de doute, nous devrions toujours pencher vers une plus grande liberté d'expression, a-t-il affirmé dans un rare discours de philosophie générale devant un parterre estudiantin à la prestigieuse Université de Georgetown à Washington. Le fondateur de Facebook est également revenu sur la récente décision de l'entreprise de permettre la diffusion sur sa plateforme d'une publicité politique de la campagne de réélection de Donald Trump. Cette vidéo contenait de fausses informations sur un rival démocrate, Joe Biden.

La décision a provoqué un tollé, et Elizabeth Warren, qui pour l'heure a pris la tête des candidats et candidates à l'investiture démocrate, a poussé la provocation jusqu'à acheter une publicité sur Facebook où elle affirmait – faussement – que Mark Zuckerberg et Facebook soutenaient la réélection de Donald Trump.

Dans une démocratie, je pense que c'est aux gens de décider ce qui est crédible, pas aux géants numériques, a-t-il affirmé, indiquant toutefois que ce principe doit prévoir quelques exceptions, comme en cas d'incitation à la violence.

Les publicités politiques sont à son avis utiles aux candidatures locales et moins connues ou encore à certains groupes qui seraient, sinon, ignorés par les médias.

Bannies, les publicités politiques favorisent les personnes qui sont déjà en poste et celles que les médias couvrent, a jugé le jeune milliardaire.

Où fixer la limite? Il y a bien plus de publicités sur des sujets controversés qu'il n'y en a directement liées à une élection, a-t-il souligné. Que penser des questions de santé, d'immigration, de droits des femmes? Cela aurait-il réellement un sens de donner une voix à tout le monde dans des débats politiques, sauf aux candidats et candidates?, a-t-il argué.

Je ne pense pas que la majorité des gens veulent vivre dans un monde où l'on ne peut mettre en ligne que des choses que les entreprises technologiques jugent vraies à 100 %, a-t-il insisté.

Facebook est sur la sellette à l'approche de l'élection présidentielle de 2020, après le scandale Cambridge Analytica. À cela se sont ajoutées les révélations sur les campagnes de désinformation en ligne menée par une officine russe proche du Kremlin pour aider la candidature de Donald Trump. Le géant numérique avait été particulièrement lent à admettre la portée de l'intervention.

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