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Une exposition macabre inspirée de crimes réels présentée à Regina

Vue d'un crâne exposé.

Une représentation du crâne du trappeur fou a été fabriquée à l'aide d'une imprimante 3D.

Photo : Radio-Canada / Samanda Brace

Radio-Canada

Un air sinistre d’Halloween émane du Centre du patrimoine de la GRC à Regina. Le musée présente jusqu’à la fin du mois l’exposition The Black Museum inspirée de crimes qui ont fait la manchette au Canada.

Des armes et autres objets liés à des crimes y sont exposés.

La plupart de ces objets ont été soit saisis à des prisonniers soit confiés au centre par des tribunaux ou des détachements de la GRC.

Un retour sur des crimes affreux

Parmi les objets qui attirent l’attention se trouvent les masques des trois bandits de Benito.

« Il semble qu’ils peuvent se réveiller à tout moment », déclare la conservatrice du centre, Jodi Ann Eskritt.

Trois masques exposés dans une vitrine.

Les masques des bandits de Benito entourés de faux fils d'araignée

Photo : Radio-Canada / Samanda Brace

En 1935, les trois criminels ont tué deux agents de police et volé leur voiture. Une chasse à l’homme d’environ une semaine a eu lieu dans les Prairies.

« C’était l’un des moments de notre histoire où les gens ont dû verrouiller leurs portes, la nuit, ne sachant pas où se trouvaient ces hommes », explique Jodi Ann Eskritt.

Retrouvés près du parc national Banff, en Alberta, les bandits sont morts dans une fusillade avec la police.

L’exposition présente aussi la reconstitution du crâne du trappeur fou à côté d'une balle d'arme à feu.

« La balle a en fait été trouvée lorsque ses restes ont été déterrés, donc c’est vraiment effrayant », précise Jodi Ann Eskritt.

Le trappeur fou, connu aussi sous le nom d’emprunt d'Albert Johnson, a tiré sans raison apparente sur un agent de police qui enquêtait sur un vol de pièges en 1931.

La recherche de l’homme, dont le vrai nom est inconnu, a fait les manchettes de journaux avec des titres le désignant comme le Trappeur fou de la rivière Rat. La traque a duré une quarantaine de jours.

« C’était la première fois que la GRC utilisait un avion pour appuyer une chasse à l’homme », explique Mme Eskritt.

Le trappeur fou est mort sous les balles des agents de la GRC au Yukon. En 2007, sa dépouille a été déterrée pour un test d’ADN qui n’a pas permis de l’identifier.

Jodi Ann Eskritt indique que l’exposition The Black Museum est inspirée d’une exposition du même nom tenue au quartier général de la police de Londres.

La marionnette en uniforme de la GRC.

Oliver est une marionnette fabriquée dans les années 1910 par un agent de la GRC.

Photo : Radio-Canada / Samanda Brace

Il avoue qu’une poignée d’objets exposés, tout en étant effrayants, ne sont pas directement liés à des crimes. C’est le cas, d’Oliver, une marionnette fabriquée dans les années 1910 par un agent de la GRC qui était magicien et ventriloque.

« Je ne sais pas si c’est vrai ou non, mais des visiteurs ont dit avoir l’impression que ses yeux les suivent tout au long de l'exposition », raconte Jodi Ann Eskritt.

Avec les informations de Samanda Brace, CBC

Saskatchewan

Crimes et délits