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Plus de responsabilités pour les infirmières auxiliaires albertaines sans plus de salaire

Quatre employés de la santé dans un corridor d'hôpital.

La profession n'avait pas connu de nouvelles réglementations depuis 2003 en Alberta.

Photo : iStock / Photographerlondon

Radio-Canada

À partir du 1er février, les 16 000 infirmiers et infirmières auxiliaires en Alberta pourront pratiquer davantage de soins, comme faire des transfusions sanguines ou donner certains médicaments.

Janaan Mroczek attend cette nouvelle depuis quatre ans. En 2015, quand elle commence travailler comme infirmière auxiliaire, elle voit rapidement les limites de sa profession.

Dans mon unité, beaucoup de patients ont besoin de transfusion sanguine ou d'insertion par voie veineuse. Nous, les infirmières auxiliaires, nous pouvons prendre leurs signes vitaux du patient, mais ne pouvons pas manipuler la poche de sang, explique la jeune femme.

Avec ce manque de responsabilités, chaque soin prend plus de temps. Janaan doit régulièrement aller demander à une infirmière autorisée d'effectuer une tâche pour laquelle a pourtant été formée.

Première réglementation depuis 16 ans

Le gouvernement albertain a annoncé ce jeudi que le rôle de cette profession sera agrandi à partir du 1er février 2020 afin d'utiliser les infirmiers et infirmières auxiliaires à leur plein potentiel.

Ils vont pouvoir pratiquer des transfusions sanguines, donner certains médicaments, faire des échographies pour des réévaluations des soins infirmiers, administrer des nutriments par voie intraveineuse ou administrer des substances par voie veineuse centrale, a décrit le ministre albertain de la Santé, Tyler Shandro.

Ces changements vont harmoniser leur rôle avec les réglementations de plusieurs autres provinces canadiennes, a annoncé Linda Stanger, présidente du Collège des infirmières auxiliaires autorisées de l'Alberta. Quand notre champ d'expertise a été approuvé en 2003, nous étions les pionniers au pays. Cette annonce nous remet au niveau.

Plan serré du visage de Linda Stanger.

La profession attendait une mise à niveau de la réglementation l'encadrant depuis 2003, selon Linda Stranger, présidente du Collège des infirmières auxiliaires autorisées de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

La majorité des 16 000 infirmiers et infirmières auxiliaires de l'Alberta travaillent pour des centres hospitaliers, des maisons de soins infirmiers, des établissements de soins prolongés, des centres de réadaptation ou chez des particuliers.

Une surcharge de travail

Près de 9000 infirmiers et infirmières auxiliaires albertains sont membres du Syndicat des employés provinciaux de l'Alberta qui s'inquiète de voir le gouvernement demander plus de travail aux infrimières, sans annoncer de nouvelles embauches.

Ces travailleurs en première ligne sont déjà à bout de forces, estime la vice-présidente Susan Slade dans un communiqué de presse. Accroître leur charge de travail sans aucune promesse ferme d'augmenter les effectifs ou d'autres ressources n'est pas une bonne nouvelle pour les travailleurs ou la prestation de soins de santé.

Janaan Mroczek, infirmière auxiliaire à Edmonton, est heureuse d'entendre cette nouvelle qui valorise son travail. Nous allons perdre moins de temps et les patients n'auront pas affaire à plusieurs personnes en même temps. Mais cela nous rajoute du travail. Payée 29 $ de l'heure, cette professionnelle de la santé a peu d'espoir de voir son salaire augmenter.

Alberta

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