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Rassemblement pour éliminer la pauvreté en Abitibi-Témiscamingue

Des personnes marchent dans la rue, les premières tenant une affiche indiquant 17 octobre, Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.

Les personnes rassemblées ont marché dans les rues de Noranda.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Emily Blais

Une vingtaine de personnes ont marché dans les rues de Rouyn-Noranda jeudi pour la Journée mondiale du refus de la misère.

Alors que le taux de chômage était de 3,4 % au mois de septembre, plusieurs personnes en Abitibi-Témiscamingue se trouvent tout de même en situation de pauvreté.

La pauvreté peut arriver à n'importe qui. Même si tu as un bon travail, il peut y avoir des coupures. La pauvreté peut arriver à n'importe qui, témoigne Jovette Pépin. J'ai connu avec mon conjoint les salaires à 30 $ de l'heure, mais à un moment donné en me séparant, je suis tombée dans le seuil de la pauvreté.

Ça brise ta dignité d'être obligée d'aller dans une banque alimentaire, même si on est chanceux d'en avoir à l'occasion, ajoute-t-elle. Elle marche pour éliminer la pauvreté et soutenir les personnes dans cette situation.

Des personnes sont rassemblées dans un parc, où un homme parle dans un mégaphone.

Les participants se sont rassemblés au monument pour le refus de la misère, aux abords du lac Osisko.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Je suis chanceuse d'avoir des gens autour de moi qui peuvent m'aider des fois financièrement et qui peuvent m'aider des fois en apportant de la nourriture, parce que des fois je peux être deux semaines avant la fin du mois et il ne me reste plus grand-chose, considère Jovette Pépin.

À l'âge de 72 ans, Yvette Bélanger a aussi vécu des moments difficiles. « J'ai élevé mes filles seule et c'était la misère, la misère noire. C'est très très difficile, retourner à l'école à 42 ans et apprendre un métier », raconte-t-elle.

Les deux femmes croient qu'il faut davantage de logements sociaux. Dans notre région, il fait froid l'hiver, des loyers mal chauffés, mal isolés, ça détruit le monde, les gens s'isolent!, s'exclame Yvette Bélanger.

Des fois, il faut qu'ils vivent deux ou trois dans un appartement pour être capable de payer le loyer parce que le loyer est cher. Un 31/2, ça peut aller jusqu'à 800 $, rappelle Jovette Pépin.

Elles réclament également un salaire minimum à 15 $ l'heure.Il y a beaucoup de nouveaux pauvres. Des gens quand même brillants, intéressants. On a marché pour la terre, on devrait être autant aujourd'hui, mais je sais qu'on est des milliers partout dans le monde entier pour le 17 octobre et c'est ce qui me réjouit, assure Yvette Bélanger.

Enjeu électoral

Centraide considère que les candidats aux élections ne doivent pas oublier l'enjeu de la pauvreté. Les directions, dont celle de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, souhaitent leur rappeler l'importance de s'engager pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Une femme et un homme tiennent un panneau explicatif.

Yvette Bélanger et Jean-Pierre Hétu, membres du comité organisateur de cette journée, ont dévoilé la Dalle du refus de la misère.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Dalle du refus de la misère

Un panneau d'interprétation de la Dalle du refus de la misère à Rouyn-Noranda sera installé au cours des prochains jours. Une réplique a été présentée aux personnes réunies au parc Trémoy jeudi.

Abitibi–Témiscamingue

Pauvreté