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Vote du 21 octobre au Manitoba : une carte électorale qui pourrait changer

Une photo de la candidate du Nouveau Parti démocratique, Leah Gazan, tenant un micro et la photo du candidat du Parti libéral, Robert-Falcon Ouellette.

La candidate du Nouveau Parti démocratique, Leah Gazan, et le candidat du Parti libéral, Robert-Falcon Ouellette, s'affrontent pour remporter la circonscription de Winnipeg-Centre aux élections fédérales.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Résultats qui pourraient être serrés, possibilité d’un gouvernement minoritaire... Alors que l'issue des élections générales du 21 octobre reste difficile à prévoir, plusieurs circonscriptions font l’objet de luttes acharnées au Manitoba.

Les élections générales du 19 octobre 2015 ont permis aux libéraux de remporter 7 des 14 circonscriptions fédérales de la province. Le Parti conservateur, qui en détenait 11 jusque-là, avait remporté la victoire dans 5 comtés seulement, emporté par le vent de changement que représentaient alors les troupes de Justin Trudeau.

À l'échelle du pays, les élections générales de 2015 ont fait élire 184 députés libéraux, 99 conservateurs, 44 néo-démocrates, 10 bloquistes et une députée du Parti vert. Au moment de déclencher les élections en septembre dernier, cette répartition des sièges avaient un peu changé.

Un tableau montre qu'à la dissolution de la 42e législature, le Parti libéral avait 177 sièges, le Parti concervateur en avait 95, le NPD en avait 39, le Bloc québécois en avait  10, le Parti vert en avait 2, le Parti populaire en avait 1, la Fédération du Commonwealth coopératif en avait 1. 5 sièges étaient vacants.

Voici la répartition des 338 sièges du Parlement fédéral au moment du déclenchement de la campagne électorale, en septembre.

Photo : Radio-Canada

Au Manitoba

Sur les 14 députés manitobains élus en 2011, seuls Joyce Bateman et Lawrence Toet étaient des nouveaux venus. Les 12 autres avaient été réélus. Si l'élection de 2011 s'était placée sous le signe de la continuité, il n'en a pas été de même pour celle de 2015.

Les chiffres montrent que le Parti conservateur avait 11 députés en 2011 et 5 en 2015. Le Parti libéral en avait 1 en 2011 et 7 en 2015. le NPD en a eu 2 dans les deux cas.

Tableau de la répartition des 14 sièges du Manitoba au Parlement fédéral à la suite des élections fédérales de 2011 et 2015.

Photo : Radio-Canada

Le scrutin du 21 octobre pourrait cette fois aussi entraîner des changements d’allégeance dans certaines circonscriptions de la province, où des luttes serrées sont possibles.

La bataille de Saint-Boniface-Saint-Vital

Rien n’est acquis dans Saint-Boniface-Saint-Vital où le député sortant, le libéral Daniel Vandal, fait face à une nouvelle venue, la candidate conservatrice Réjeanne Caron.

Les candidats dans Saint-Boniface-Saint-Vital Daniel Vandal et Réjeanne Caron

Les candidats dans Saint-Boniface-Saint-Vital Daniel Vandal et Réjeanne Caron

Photo : Radio-Canada

Daniel Vandal a ravi cette circonscription aux conservateurs en 2015, amenant le candidat conservateur François Letellier à déclarer forfait dans l’ancien fief de la ministre Shelly Glover, qui avait choisi de quitter la vie politique.

Shelly Glover avait elle-même livré une âpre bataille pour remporter, en 2008, cette circonscription considérée comme un bastion libéral sous Ronald Duhamel puis Raymond Simard.

La bataille d’Elmwood-Transcona

Dans Elmwood-Transcona, le néo-démocrate Daniel Blaikie a reconquis en 2015 une circonscription longtemps représentée par son père Bill, mais que les conservateurs avaient ravi en 2011.

Deux pancartes électorales sur les terrains de deux voisins : celle du libéral Daniel Blaikie et celle du conservateur Lawrence Toet.

La circonscription d'Elmwood-Transcona, dans Winnipeg, sera le lieu d'une lutte serrée entre le député néo-démocrate sortant Daniel Blaikie et le conservateur Lawrence Toet qui cherche à reprendre ce siège qu'il a perdu en 2015.

Photo : Radio-Canada / Sam Samson

Lawrence Toet l’avait alors remporté par une faible marge de 300 votes, ce qui représente moins de 1% des votes valides. Mais c’est aussi par un vote très serré que Daniel Blaikie l’a remporté 4 ans plus tard, le conservateur et lui étant quasiment au coude-à-coude avec 38 % du vote et des poussières.

Le Nord entre NPD et libéraux

Dans Churchill-Keewatinook Aski, la députée sortante néo-démocrate Niki Ashton, qui occupe ce siège depuis 2008, fait face à la libérale Judy Klassen. Cette dernière a choisi de quitter la scène politique provinciale pour partir à la conquête de la circonscription fédérale.

Churchill-Keewatinook Aski, c’est un immense comté nordique regroupant de nombreuses communautés autochtones aux prises avec de graves problèmes de pauvreté. Au fil des ans, la circonscription a fait élire des candidats NPD et libéraux.

L'arrivée du Parti populaire

Charleswood-St. James-Assiniboia-Headingley a voté libéral en 2015 après avoir été conservatrice. La circonscription fera l’objet d’une chaude lutte entre trois candidats cette fois-ci.

Alors que le libéral Doug Eyolfson cherche à la conserver et que Marty Morantz veut la ramener dans le giron conservateur, l'ancien député Steven Fletcher pourrait venir piper les dés en tentant de la reprendre.

Steven Fletcher est en train de faire campagne en compagnie de deux bénévoles.

Steven Fletcher, le candidat du Parti populaire du Canada, fait campagne en compagnie de deux bénévoles.

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

Cet ancien ministre sous Stephen Harper, qui a également été élu député provincial par la suite, pourrait cette fois-ci fournir un siège manitobain au Parti populaire de Maxime Bernier.

En juillet, Maxime Bernier avait présenté ses 10 premiers candidats au Manitoba, une liste qui a été complétée depuis, le parti ayant des candidats dans l’ensemble des circonscriptions de la province.

D'autres batailles dans Winnipeg

Les nouveaux venus de 2015, les libéraux Robert-Falcon Ouellette (Winnipeg-Centre), Terry Duguid (Winnipeg-Sud) et Jim Carr (Winnipeg-Centre-Sud) devront tous lutter pour des sièges arrachés au PC ou au NPD il y a 4 ans.

Après avoir été un bastion du Nouveau Parti démocratique durant le mandat de Pat Martin entre 1997 et 2015, Winnipeg-Centre est devenue une circonscription libérale avec la victoire de Robert-Falcon Ouellette. Les libéraux aimeraient bien réitérer leur succès de 2015, mais ils devront composer avec la présence d’une candidate tout aussi médiatisée que le leur : Leah Gazan.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr.

Jim Carr, qui était ministre des Ressources naturelles avant de devenir ministre de la Diversification du commerce international dans le gouvernement de Justin Trudeau, cherche à conserver la circonscription de Winnipeg-Centre-Sud.

Photo : La Presse canadienne / Todd Korol

Jim Carr, seul ministre manitobain dans le gouvernement de Justin Trudeau, avait facilement battu la conservatrice Joyce Bateman avec 59 % des bulletins valides en 2015. Ils se font face à nouveau en 2019.

Kevin Lamoureux qui représente Winnipeg-Nord depuis plus longtemps, avait de son côté délogé le conservateur Harpreet Turka en 2011 par une marge de 44 votes, puis remporté l’élection de 2015 avec 68 % des voix.

D’autres circonscriptions

Les fiefs conservateurs que sont Portage-Lisgar, Brandon-Souris, Provencher et Selkirk-Interlake-Eastman ne devraient pas inquiéter Candice Bergen, Larry Maguire, Ted Falk ou James Bezan, qui y sont à nouveau candidats.

La leader des conservateurs en Chambre, Candice Bergen.

Candice Bergen, qui était la leader des conservateurs en Chambre au moment de la dissolution de la 42e législature, fait campagne dans la circonscription de Portage-Lisgar.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Kildonan-St. Paul, représenté depuis 2015 par la libérale MaryAnn Mihychuk, reste pour sa part un point d’interrogation dans la carte électorale manitobaine.

Manitoba

Politique fédérale