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Le bilan d'électeurs mécontents de la campagne électorale

Des électeurs ontariens font leur bilan de la campagne.

Photo : Radio-Canada

Francis Beaudry

Radio-Canada a rencontré des citoyens, d'âges et d'horizons différents, pour faire un bilan de la campagne électorale. Leurs conclusions nous dépeignent une campagne peu reluisante.

Une campagne démagogique, un manque de clarté, du salissage, des scandales… Voici comment ces électeurs de la région de Toronto résument le mois qui vient de s'écouler.

Entre la prolifération d’attaques personnelles, le manque de contenu et des enjeux ignorés par les chefs de parti, plusieurs facteurs sont venus miner l'intérêt de la campagne.

Des débats décevants

D'abord, l’organisation et le contenu des débats ont généralement exaspéré ces électeurs. Ils déplorent la trop grande place laissée aux attaques personnelles et le peu de temps accordé au développement des propositions sur les enjeux.

Les débats ont été un désastre complet, on aurait dit des enfants d’école qui s’amusaient dans une cour.

François Ouellette, professionnel en informatique

François Ouellette, un professionnel de l'informatique, affirme avoir été incapable d’écouter les débats au complet et qu’ils ne lui ont rien appris de plus sur les candidats.

Un homme avec un chandail rouge sourit à la caméra.

François Ouellette, professionnel en informatique

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Les formats des débats ne laissaient pas assez de place aux idées selon Stella Isaac et Nicole Desnoyers.

Ils n’ont que quelques minutes pendant les débats pour parler des enjeux importants.

Stella Isaac, étudiante en rédaction professionnelle
Une femme sourit en regardant devant elle.

Stella Isaac, étudiante en rédaction professionnelle à l'Université York

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Si Christian Audet, un analyste en technologie de l'information, n’a pas nécessairement détesté les débats, il déplore les nombreuses attaques qui ont ponctué la campagne électorale, notamment de la gauche, de la droite et d’anciens politiciens qui ont critiqué Andrew Scheer, le chef du Parti conservateur.

Des enjeux abordés en surface

François Ouellette se désole du manque de profondeur des arguments des partis politiques, notamment sur l’enjeu du logement abordable. On promet qu’on va construire 100 000 logements abordables, mais on ne dit pas comment, qui va avoir accès à ceux-ci, qui va payer pour ça, ça va coûter combien?

Christian Audet dit avoir eu des informations sur plusieurs enjeux, mais qu'il lui en manque sur certains autres.

Les libéraux et les conservateurs ont bien exposé les enjeux, mais pour les autres partis, j’ai toujours l’impression d’avoir une demi-présentation, c’est plus difficile avec M. Singh [chef du NPD], Mme May [cheffe du Parti vert] et encore pire pour M. Bernier [chef du Parti populaire du Canada].

Christian Audet, analyste en technologies de l’information
Un homme avec une chemise grise regarde la caméra.

Christian Audet, analyste en technologies de l'information

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Nicole Desnoyers, étudiante en relations publiques, croit aussi que plusieurs enjeux ont été délaissés par les chefs et les partis.

Une femme vêtue d'un chandail rose sourit alors qu'on a voit derrière un angle de caméra.

Nicole Desnoyers, étudiante en relations publiques

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Si elle estime que la question des changements climatiques a été suffisamment abordée pendant la campagne électorale, selon elle, des enjeux comme la santé, le soutien pour les groupes minoritaires, l’immigration et l’éducation postsecondaire n’ont pas eu assez de place.

Bientôt le vote

Alors que la campagne électorale est sur le point de se terminer, certains des électeurs que nous avons rencontrés disent avoir encore du mal à se décider.

Je suis au Canada depuis 20 ans, j’ai vu passer et partir au moins 4 premiers ministres et, pour la première fois, je suis mêlé.

Srini Varadarajane, professionnel en communication
Un homme sourit en regardant devant lui.

Srini Varadarajane, professionnel en communication

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Christian Audet affirme cependant avoir fortement incité sa conjointe et sa fille à aller voter. Je ne leur ai pas dit pour qui voter, mais c’est tellement important d’aller voter, surtout quand on est une femme, après toutes les luttes pour le droit de vote, rappelle-t-il.

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