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Droits d’identification : « Ils ont payé tant que le Colisée était ouvert », jure le maire

Le stationnement du Colisée Pepsi photographié de jour, au printemps.

Sur cette photo d'avril 2019, le lettrage du Colisée Pepsi est toujours bien visible en haut du bâtiment.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Olivier Lemieux
Jonathan Lavoie

Même si le contrat a pris fin en 2009, Régis Labeaume garantit que l’entreprise Alex Coulombe a payé les droits d’identification du Colisée Pepsi jusqu’à sa fermeture en 2015.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, c’est sur la base d’une entente verbale que l’embouteilleur-distributeur Alex Coulombe a versé des redevances à la Ville de Québec pendant les six dernières années d'activité du Colisée Pepsi.

Cette affirmation est impossible à vérifier, puisque l'administration municipale n'a pu produire aucun document à cet effet, malgré les nombreuses demandes de Radio-Canada.

Le maire Labeaume s'est engagé, jeudi, à rendre publiques des pièces justificatives.

On va vous fournir ça, mais si [les communications] vous ont dit qu'Alex Coulombe a payé, ils ont payé. On n’est pas menteur à ce point-là, se défend-il.

Régis Labeaume admet que quelqu’un aurait dû penser à faire enlever le lettrage quand le Colisée a fermé en 2015. Le lettrage et le logo Pepsi qui trônaient en haut du bâtiment n’ont été retirés que cet été, alors que le Colisée s’apprête à être démoli.

Le service des communications de la Ville affirme que des paiements de 12 500 $ par mois ont été effectués par l'entreprise Alex Coulombe de septembre 2009 à septembre 2015, pour un total d’environ 900 000 $.

Entente verbale avec la mairie?

Le cabinet de l’opposition officielle affirme que l’entente verbale avec l'entreprise Alex Coulombe a été conclue en 2009 directement par le cabinet de la mairie.

À l’époque, Richard Côté était l’élu responsable d’ExpoCité. Il travaillait alors aux côtés de Régis Labeaume avant de quitter l’équipe du maire en 2013. Depuis cet été, il est le directeur de cabinet de l’opposition officielle à l’hôtel de ville.

En 2009, Richard Côté a avisé le cabinet de la mairie à deux ou trois reprises que le contrat se terminait, soutient le conseiller aux communications de l’opposition officielle, Claude-Olivier Fagnant.

À ce moment-là, le cabinet de la mairie a mentionné à M. Côté qu’il allait prendre la responsabilité du dossier.

Richard Côté dans les studios de Radio-Canada à Québec.

Richard Côté, l'ex-conseiller municipal d'Équipe Labeaume, a été embauché par Québec 21 pour piloter la restructuration de la jeune formation politique après une vague de démissions. Depuis l'été 2019, il est le directeur du cabinet de l'opposition officielle.

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Claude-Olivier Fagnant ajoute que Richard Côté n’aurait jamais eu de nouvelles par la suite, se disant que le dossier était entre bonnes mains.

Il n’aurait jamais été mis au courant que les paiements se poursuivraient en fonction d’une entente verbale, sans contrat dûment signé.

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