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Greta Thunberg au pays de l’or noir

Selon les organisateurs, environ 10 000 personnes se sont jointes à Greta Thunberg vendredi, une manifestation d’une ampleur exceptionnelle en Alberta.

Photo : Radio-Canada

Danielle Kadjo
Simon-Pierre Poulin

La militante suédoise Greta Thunberg a prononcé un discours sur les marches du palais législatif de l'Alberta vendredi après-midi. Devant elle, quelques milliers d'Edmontoniens ont scandé des slogans reconnaissant la crise climatique et l'urgence d'agir.

Suivez l'événement grâce à la couverture de nos journalistes  :

Avant de laisser la parole à l’égérie suédoise de l’action climatique, de jeunes activistes albertains se sont relayés au micro installé sur le parvis du palais législatif albertain. Tous ont appelé à une transition rapide vers une économie verte et un plus grand respect de l’environnement.

Claire Morrison, du haut de ses 16 ans, a publiquement interpellé le ministre albertain de l’Environnement. « Jason Nixon prétend que l’exploitation des sables bitumineux en Alberta est parmi les plus propres et éthiques du monde, mais c’est faux. Le sable bitumineux n’est jamais propre », a-t-elle plaidé.

Des propos [comme celui du ministre Nixon] font fi de la science. Nous poursuivrons notre grève jusqu’à ce que cela soit reconnu.

Claire Morrison, militante environnementale

À son tour, Greta Thunberg a ouvert son discours en remerciant les Albertains pour leur accueil. « C’est incroyable de voir autant de leaders autochtones et de militants pour le climat, a-t-elle dit. Vous êtes l’espoir. »

Nous ne faisons pas cette marche parce que nous avons des intérêts cachés ou parce que nous voulons devenir des politiciens plus tard. Nous faisons tout ceci pour notre avenir.

Greta Thunberg, militante environnementale

La jeune militante a également lancé un appel à l’action. « Nous ne serons pas de simples observateurs. Nous voulons que nos dirigeants écoutent la science. »

Selon les organisateurs, environ 10 000 se sont jointes à Greta Thunberg vendredi, une manifestation d’une ampleur exceptionnelle en Alberta.

Une contre-manifestation propétrole

L'icône de l’urgence climatique a aussi été accueillie à Edmonton par un convoi d’une cinquantaine de véhicules. Des militants propétrole ont fait retentir leurs klaxons à l'invitation du groupe United We Roll.

Rectificatif

Une version précédente de ce texte déclarait que le convoi comprenait une centaine de véhicules alors qu'il y en avait plutôt une cinquantaine.

L’organisateur du convoi, Glen Carritt, dénonce ce qu'il qualifie d'intimidation de l’industrie énergétique par des gens comme Greta Thunberg, alors que l'industrie en fait beaucoup, selon lui, pour améliorer ses performances.

Une importante présence policière a été déployée autour du palais législatif pour éviter tout débordement.

« Nous ne sommes pas vos ennemis », a lancé un des organisateurs de la marche, Olivier Adkin-Kaya, aux ouvriers du secteur pétrolier.

Ce que nous réclamons, ce n'est pas qu'un groupe de personnes perdent leur emploi. Nous plaidons pour une transition juste, ce qui signifie que nous voulons garantir la sécurité du revenu à tous les travailleurs du secteur pétrolier, nous ne voulons laisser personne derrière.

Olivier Adkin-Kaya, organisateur de la marche

Les manifestants demandent au gouvernement de prendre des mesures pour lutter contre la crise climatique et de décréter un « Green New Deal ». Autrement dit, que les autorités s'engagent à atteindre des objectifs tels qu'une économie basée sur une énergie 100 % renouvelable, d'ici 2030.

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Un des camions du convoi de Red Deer qui se dirige vers Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Alberta

Changements climatiques