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Les faux taxis, un problème persistant à l'aéroport Pearson

Un couple de voyageurs s'apprête à embarquer dans un taxi.

Les voyageurs doivent être vigilants lorsque vient le temps de choisir un taxi pour quitter l'aéroport. Des chauffeurs clandestins sont interceptés chaque semaine à la sortie des terminaux à Pearson.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De faux taxis ont été interceptés à 100 000 reprises à l'aéroport international Pearson de Toronto, depuis décembre 2018. Ces chauffeurs clandestins proposent des courses aux voyageurs, sans pourtant être titulaires d'un permis officiel. Devant le problème, la direction de l'aéroport a déployé de nouveaux efforts pour dissuader les fraudeurs.

Les passagers ont parfois à peine le temps de récupérer leur bagage qu'ils sont interpellés à l'intérieur d'un terminal.

De faux chauffeurs leur offrent alors de les raccompagner, ce qui peut représenter plusieurs risques pour les clients. Il se peut par exemple que le conducteur n'ait pas l'assurance nécessaire pour couvrir le passager s'ils se retrouvent dans un accident. Parfois, les conducteurs tentent aussi de voler des bagages.

Un homme en veston à l'aéroport Pearson.

Mark Regimbald, du Greater Toronto Airports Authority (GTAA), assure que l'aéroport Pearson a serré la visse aux faux taxis, mais admet que les chauffeurs illégaux n'ont pas complètement disparu.

Photo : Radio-Canada

Le nombre de faux taxis diminue lentement, mais nous sommes conscients que nous avons toujours un problème, indique le porte-parole du Greater Toronto Airports Authority (GTAA), Mark Regimbald.

Le problème existe dans tous les grands aéroports du monde. Nous déployons beaucoup d'efforts pour le combattre, mais la situation persiste.

Mark Regimbald, Greater Toronto Airports Authority

La direction de l'aéroport a notamment embauché des agents de sécurité qui ont la mission d'identifier les faux taxis et de prévenir les passagers du danger. Deux gardes sont en poste à chaque terminal, 24 heures sur 24.

La Police régionale de Peel a aussi été mise à contribution. Des agents mènent de 12 à 15 opérations chaque mois. Les fraudeurs pris en flagrant délit reçoivent alors une amende et leur véhicule est aussitôt saisi. Avec cette offensive, les autorités aéroportuaires affirment avoir restreint le nombre de chauffeurs illégaux, mais elles concèdent que le problème n'a pas été enrayé.

Nous avions répertorié environ 100 faux taxis à Pearson et je suis fier d’annoncer qu'il n'en reste probablement que 30 ou 40, ajoute Mark Regimbald.

Un homme vêtu d'un uniforme de chauffeur.

La présence de faux taxis à l'aéroport Pearson frustre Harjinder Grewal, qui lui possède un permis en bonne et due forme.

Photo : Radio-Canada

Chez les chauffeurs qui possèdent un permis en bonne et due forme, les efforts de l'aéroport sont bienvenus, même si l'on estime que ce n'est pas suffisant. Je perds entre deux et trois courses chaque jour. Ça représente beaucoup d'argent, raconte Harjinder Grewal. Selon lui, les faux taxis minent aussi la réputation de toute l'industrie.

Selon le site web de la GTAA, les véhicules suivants dans les situations suivantes sont les seuls autorisés à récupérer des passagers en échange d’un tarif à l’aéroport :

  • Les passagers doivent embarquer à partir des zones désignées qui sont aux terminaux des arrivées
  • Les véhicules doivent avoir une plaque d'immatriculation de la GTAA sur le pare-chocs ainsi qu’un autocollant sur la fenêtre
  • Les tarifs doivent être affichés dans le véhicule
  • Les chauffeurs ou répartiteurs ne peuvent recruter des passagers à l’intérieur du terminal ou dans les stationnements

Et à Montréal?

Du côté de la Sûreté aéroportuaire Aéroports de Montréal, on indique que les faux taxis sont très rares à l'aéroport Montréal-Pierre Elliott Trudeau. Un porte-parole a cependant laissé savoir que les taxis qui essaieraient de prendre des clients sans avoir les autorisations nécessaires sont rapportés au Bureau du taxi lorsqu’interceptés par l’équipe.

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