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Netflix doit doubler ses contenus originaux canadiens au Québec, dit l’UDA

Sophie Prégent au micro de Catherine Perrin.

Sophie Prégent

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Radio-Canada

Les doubleurs et doubleuses du Québec demandent à Netflix de doubler au Québec ses contenus originaux tournés en territoire canadien. Cela fait partie des revendications du milieu artistique aux partis électoraux fédéraux, en vue du scrutin du 21 octobre.

En entrevue à l’émission Tout un matin, mercredi, la présidente de l’Union des artistes (UDA), Sophie Prégent, a été claire sur ses revendications. Il devrait y avoir une obligation, à partir du moment où du contenu original anglophone [de Netflix] est tourné sur le territoire canadien, que ce soit doublé ici, a-t-elle dit à l'animateur Patrick Masbourian.

Il s’en fait, des productions originales anglophones de Netflix, ici, pourquoi celles-ci ne seraient-elles pas doublées ici?

Sophie Prégent, présidente de l'UDA

C’est une demande qui s’inscrit dans un contexte où le milieu du doublage québécois est victime de la compétition internationale. Du doublage francophone, il peut s’en faire ailleurs, comme en France et en Belgique, mais aussi dans des pays non francophones, comme l’Allemagne, Israël ou l’Espagne. Là où c’est parfois moins cher, précise Sophie Prégent, et parfois de moins bonne qualité qu’un doublage québécois. Pour demeurer compétitifs et compétitives, les artistes de la province ont dû consentir à une baisse de 20 à 23 % de leurs tarifs. C'est ce que rapporte Sophie Prégent.

Dans ce contexte, la comédienne déplore également que les doublages québécois se retrouvent rarement sur Netflix, alors qu’environ 85 % des films qui sortent au cinéma ici sont doublés au Québec. Ils reprennent le doublage qui s’est fait ailleurs. Ils ont deux versions de doublage français, le québécois et, disons, le belge, et quand ils mettent ça sur Netflix [...], ils reprennent le doublage [de l’international]. C’est assez incompréhensible, soutient-elle.

Ces revendications ont été établies lors d’un coup de sonde mené auprès des artistes de l’UDA. L’Union exige également l’imposition d’une redevance culturelle aux géants de l’informatique, Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA), de même qu’aux fournisseurs Internet.

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