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L’art de faire campagne dans Saint-Maurice-Champlain

François-Philippe Champagne la main sur l'épaule d'un joueur.

Dans le cadre de sa campagne électorale, François-Philippe Champagne a rendu visite aux joueurs de quilles à Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Marilyn Marceau

François-Philippe Champagne arrive dans la salle de quilles Saint-Marc, située dans un sous-sol, comme s’il avait l’habitude de venir y jouer. Il enlève son veston pour être plus à l’aise et c’est parti.

Sa tenue contraste tout de même avec celle des joueurs, mais pour ce qui est de l’attitude, il a le tour. L’art de faire campagne, François-Philippe Champagne le maîtrise.

Je suis François-Philippe, je suis votre député, dit-il en guise de présentation, même si techniquement, il est le député sortant. Pas besoin de nom de famille, les gens lui répondent bien souvent : bien oui, je vous connais!.

François-Philippe Champagne et deux personnes dans une salle de quilles de Shawinigan.

Le candidat du Parti libéral du Canada dans Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, avec des électeurs qu'il connaît bien.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Vous avez fait une belle job ici, le complimente une électrice. J’aime le monde, dit-il. Ça paraît, renchérit-elle.

François-Philippe n’en est qu’à sa deuxième campagne électorale, mais il a pris beaucoup d’expérience ces dernières quatre années, dit-il. Ce que vous voyez là, c’est la même chose le samedi, la même chose le dimanche. Quand je vais au marché, au dépanneur, à la pharmacie, les gens m’interpellent et on part des discussions.

De quoi les gens lui parlent-ils quand ils le rencontrent? Les aînés vont me parler de l’augmentation du coût de la vie. Les commerçants vont me parler de la pénurie de main-d’oeuvre. À La Tuque, les gens ont parlé de la connectivité, affirme le candidat libéral.

François-Philippe Champagne aux côtés d'une dame assise devant les allées.

Le candidat libéral François-Philippe Champagne est allé à la rencontre d'électeurs dans une salle de quilles de Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

François-Philippe Champagne a beaucoup été au-devant de la scène depuis son élection en 2015, ayant été ministre dans le cabinet de Justin Trudeau.

Je lui demande s’il trouve que c’est plus facile pour lui cette fois-ci de faire campagne. C’est différent, répond-il. C’est différent parce qu’effectivement, il y a une grande proportion des gens qui me connaissent, mais je ne tiens rien pour acquis.

Faire campagne pour la 1ère fois à 27 ans

Je suis le 3e plus jeune candidat au pays pour les conservateurs, déclare Bruno-Pier Courchesne. 

Le candidat de 27 ans en est à ses premières élections et doit se faire connaître.

Le candidat qui remet un dépliant à une dame.

Le candidat du Parti conservateur du Canada dans Saint-Maurice-Champlain, Bruno-Pier Courchesne, faisant campagne à Saint-Stanislas.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

J’ai besoin que les gens de Shawinigan me supportent même si mon but, quand j’étais plus jeune, c’était de scorer des buts contre eux. Bruno-Pier Courchesne était dans l’équipe de Saint-Louis-de-France, d’où il est originaire.

Soit que tu votes pour le candidat, soit que tu votes pour le chef, c’est un peu embêtant, lui confie un électeur rencontré à Saint-Stanislas.

Parlant de chef, un citoyen de la circonscription nous a dit qu’il trouve que lorsqu’Andrew Scheer parle en français, on ne comprend rien.

C’est sûr qu’il y a la barrière de la langue, surtout ici, on sait que le français est important, admet le candidat conservateur dans Saint-Maurice-Champlain.

Des dépliants dans les mains du candidats.

Le candidat conservateur Bruno-Pier Courchesne doit se faire connaître de la population.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Il affirme que les citoyens de la circonscription lui parlent principalement de trois sujets : la pénurie de main-d’oeuvre, l’environnement et le niveau d’imposition. 

Notre dossier Élections Canada 2019

Deux campagnes électorales en un an

Stéphanie Dufresne mène une deuxième campagne électorale en un an. Elle a été candidate pour le Parti vert du Québec en octobre 2018 et elle a fait le saut pour la campagne fédérale.

Stéphanie Dufresne qui parle à des gens dans un stationnement.

La candidate du Parti vert du Canada dans Saint-Maurice-Champlain, Stéphanie Dufresne, faisant campagne à la sortie du marché aux puces de Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Nous la rencontrons au marché aux puces de Shawinigan où Stéphanie Dufresne explique qu’elle sent que le Parti vert a pris de l’importance aux yeux de la population depuis un an.

Depuis cette élection provinciale, il y a eu un mouvement mondial qui s’est créé autour des marches sur le climat, c’est devenu un incontournable, un enjeu fondamental, donc oui, je pense que ça nous aide, il y a un engouement fort pour l’environnement. 

La candidate du Parti vert du Canada remet des dépliants aux électeurs qu’elle rencontre à la sortie du marché aux puces.

La candidate Stéphanie Dufresne qui remet un dépliant à un électeur.

Les dépliants de la candidate du Parti vert sont fait de papier recyclé.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Mais Stéphanie Dufresne précise que c’est du papier 100 % recyclé et que la boîte de carton qui a servi à livrer les dépliants a été utilisée pour fabriquer sa seule pancarte électorale qu’elle trimbale avec elle.

Un électeur rencontré à l’extérieur du marché aux puces lui avoue qu’il trouve la campagne plate. Nous, on essaie de détonner avec le parti vert, répond la candidate qui espère faire cheminer les idées de sa formation politique au cours de la campagne.

Démarche : Dans le cadre de la série Au coeur de la campagne, j’ai demandé aux candidats des six principaux partis (BQ, NPD, PCC, PLC, PPC et PVC) de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain de me laisser les accompagner dans une activité de campagne au cours de laquelle ils allaient à la rencontre d’électeurs. Munie d’un micro arborant le logo de Radio-Canada, j’ai assisté aux échanges entre candidats et électeurs, baissant parfois mon micro pour pouvoir observer ce qu’il se passe réellement sur le terrain. L'emploi du temps des candidats ne nous a pas permis de les rencontrer tous dans le cadre d'une activité de campagne sur le terrain.

Mauricie et Centre du Québec

Politique fédérale