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La Cour d’appel prolonge la plus longue peine pour pornographie juvénile en Saskatchewan

Philip Chicoine signe un document lors du mariage de son frère.

Philip Chicoine lors du mariage de son frère à Saskatoon en 2012 (archives).

Photo : Michelle Berg

Radio-Canada

Condamné en 2017 à 12 ans de prison pour possession, production et partage de pornographie juvénile, Philip Chicoine voit son temps derrière les barreaux prolongé de trois ans.

Les procureurs de la Couronne avaient fait appel de la décision, en janvier 2018, après que M. Chicoine eut reconnu sa culpabilité pour 40 infractions sexuelles commises contre des enfants entre 2011 et 2017.

Mercredi, la Cour d’appel de la province a statué que la juge Vanessa Monar Enweani avait commis une erreur de principe lorsqu’elle a rendu sa décision et que la gravité des infractions du coupable méritait finalement 15 années de prison. Il s'agissait également d'une occasion de transmettre un message à toute autre personne désirant commettre de tels gestes.

Cela met l’accent sur la dénonciation et la dissuasion tout en envoyant un message clair à ceux qui utiliseraient les télécommunications pour commettre des infractions sexuelles sur des enfants, leur indiquant que la sanction serait lourde, peut-on lire dans la décision de la Cour d’appel.

Près de 15 000 vidéos et photos

Lors du procès de Philip Chicoine, un policier ayant enquêté sur l’affaire avait déclaré qu’il s’agissait du « pire cas » auquel il avait eu à faire face. Les nombreuses images et vidéos consultées l'avaient même hanté dans ses cauchemars.

Les enquêteurs avaient trouvé un total de 10 126 vidéos et 4714 photos de pornographie juvénile lorsqu’ils ont mis le grappin sur lui.

Philip Chicoine a notamment diffusé en direct des vidéos d'enfants étant maltraités en Roumanie et aux Philippines. Il avait admis devant le tribunal qu’il avait payé et ordonné à des parents à l’étranger d’abuser sexuellement de leurs enfants. Il regardait la scène en direct grâce à des sites de diffusion vidéo en continu, comme Skype. Certains étaient des bébés et d'autres pouvaient avoir jusqu'à 14 ans.

Le Saskatchewanais a admis avoir dépensé plus de 20 000 $ sur une période de cinq ans pour des échanges de matériel pornographique en ligne.

Il échangeait aussi des textos avec des enfants de la Floride, d'Australie et de Saskatoon.

Avec les informations de CBC

Saskatchewan

Crimes et délits